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RSF MET À NU LES DOUZE PREMIERS « ENNEMIS DE L'INTERNET »

Du brouillage des sites web à la persécution des blogueurs et à l'interdiction des services de messagerie textuelle, les tactiques pour censurer l'Internet, que les régimes répressifs adoptent un peu partout sur la planète sont mises à nu dans un nouveau rapport publié par Reporters sans frontières (RSF).

En raison de leurs graves attaques contre la libre expression en ligne, le rapport sur les « Ennemis de l'Internet » désigne 12 pays : l'Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l'Égypte, l'Iran, l'Ouzbékistan, la Syrie, la Tunisie, le Turkménistan et le Vietnam.

« Tous ces pays se distinguent non seulement par leur aptitude à censurer les nouvelles et les informations en ligne, mais aussi par leur persécution virtuellement systématique des usagers fatigants de l'Internet », dit RSF.

Par exemple, en Birmanie, où 14 journalistes et deux blogueurs sont actuellement en prison, il est interdit aux citoyens de posséder un modem sans autorisation officielle. À Cuba, les usagers de l'Internet qui affichent un article réputé « contre-révolutionnaire » risquent jusqu'à vingt ans de prison. Au Viet-nam, les compagnies qui hébergent l'Internet sont tenues de tenir le gouvernement régulièrement à jour sur les activités d'utilisateurs de particuliers afin de faciliter la surveillance.

RSF attire en outre l'attention sur certaines évolutions qui menacent l'accès à information en ligne et la liberté d'expression dans dix autres pays. Le gouvernement de l'Australie a proposé au début de l'année dernière un avant-projet de loi qui oblige les fournisseurs de service à filtrer toutes les connexions privées à l'Internet en en retirant le contenu estimé « inapproprié ». Déjà, la législation anti-terroriste habilite l'Autorité australienne des communications et des médias (Australian Communications and Media Authority) à intercepter les courriels sans mandat. RSF catégorise aussi la Corée du Sud comme l'un des dix pays « en surveillance » parce qu'on y accuse injustement les utilisateurs de l'Internet de « répandre de fausses informations », ce qui peut leur valoir plusieurs années de prison.

À l'heure actuelle, 70 personnes sont en prison à cause de ce qu'ils ont affiché en ligne. La Chine détient le plus de « cyberdissidents »; elle est suivie par le Viet-nam et l'Iran, indique RSF.

Pour télécharger le rapport complet, aller à : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=30542

(18 mars 2009)

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