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PLUS DE 180 ORGANISATIONS REJETTENT LA CAMPAGNE CONTRE LA DIFFAMATION DES RELIGIONS

Plus de 180 organisations de défense des droits à travers le monde, dont 27 groupes membres de l'IFEX, ont rassemblé leurs forces pour s'opposer à une campagne contre la « diffamation des religions » montée aux Nations Unies par des États islamiques qui voudraient faire de la critique de la religion un crime reconnu comme tel dans les résolutions, déclarations et conférences mondiales des Nations Unies.

Plus récemment, le Pakistan, au nom de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), a déposé une proposition de résolution sur « la lutte contre la diffamation des religions » pendant la présente session du Comité des Nations Unies sur les droits de l'homme. Bien que le texte fasse fréquemment référence à la protection de toutes les religions, la seule qui soit mentionnée comme étant attaquée est l'Islam. La résolution sera soumise à un vote le dernier jour de la session, le 27 mars.

Organisation intergouvernementale composée de 57 États ayant une population majoritairement musulmane ou une population musulmane importante, l'OCI multiplie ses efforts en faveur du concept de diffamation religieuse, qu'elle veut voir ajoutée aux résolutions des Nations Unies adoptées depuis les attentats du 11 Septembre. Les pressions pour protéger les religions contre la diffamation s'accentuent, surtout depuis la controverse des caricatures danoises, en 2005.

Les membres de l'IFEX, comme Freedom House, qui a organisé la déclaration conjointe, mènent une campagne extensive contre la tendance grandissante à utiliser les lois contre la diffamation religieuse pour limiter la liberté de parole.

Ils font valoir que les croyants religieux ont un droit de n'être pas discriminés à cause de leurs croyances et qu'ils bénéficient à ce titre de la protection du droit international. Mais ils ne peuvent s'attendre à ce que leur religion soit exempte de critique.

De plus, disent les 186 signataires, les résolutions « pourraient être utilisées dans certains pays pour réduire au silence et intimider les défenseurs des droits de la personne, les dissidents religieux et autres voix indépendantes », ainsi que pour légitimer des lois archaïques contre le blasphème, qui, ô surprise, sont toujours en vigueur dans de nombreux États membres de l'UE.

Les signataires expriment leur crainte que le concept de diffamation des religions, qui selon eux est dénué d'assise en droit national ou international, sera ressuscité ailleurs, y compris à la conférence mondiale de suivi contre le racisme, surnommée Durban II, qui aura lieu à Genève en avril.

Les 186 groupes invitent tous les gouvernements à s'opposer cette semaine à la résolution devant le Comité des Nations Unies sur les droits de l'homme, ainsi qu'à tous les résultats de la conférence de révision de Durban qui directement ou indirectement appuient la campagne de diffamation des religions « aux dépens des libertés et des droits individuels fondamentaux de la personne ».

Consulter les sites suivants :
- Déclaration conjointe des 186 groupes : http://tinyurl.com/cz3qm5
- Résolution sur la « Lutte contre la diffamation des religions » : http://tinyurl.com/cnwv6e
(25 mars 2009)

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