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L'ASIE DU SUD, LA PIRE RÉGION POUR ATTRAPER LES TUEURS DE JOURNALISTES, INDIQUE L'INDEX DE L'IMPUNITÉ TENU PAR LE CPJ

Les journalistes courent des « risques particulièrement graves » en Asie du Sud, où les travailleurs des médias sont régulièrement assassinés et où les autorités ne parviennent pas à capturer les tueurs, indique le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) dans son index annuel de l'impunité.

Les attaques contre les reporters se sont accentuées au cours de la dernière année au Sri Lanka, au Pakistan, en Afghanistan, au Népal, au Bangladesh et en Inde, qui représentent près de la moitié des 14 pays qui figurent dans l'index de l'impunité publié la semaine dernière.

L'index, qui en est à sa deuxième année, calcule le nombre des meurtres non résolus de journalistes entre 1999 et 2008 en pourcentage de la population d'un pays donné. Sont inclus les pays qui comptent cinq cas non résolus et plus, pour lesquels aucune condamnation n'a été obtenue.

Tandis que l'Irak, la Sierra Leone et la Somalie - pays « tourmentés par des conflits armés » - figurent en haut de la liste, le CPJ met en lumière la détérioration des conditions au Sri Lanka, où les troupes gouvernementales combattent les insurgés des Tigres tamouls, et au Pakistan, où les journalistes sont menacés par des groupes militants.

« Nous sommes affligés de constater que la justice se dégrade dans des endroits comme le Sri Lanka et le Pakistan. Selon nos constatations, dit le CPJ, le fait de ne pas élucider les meurtres des journalistes perpétue la violence contre la presse ». « Les pays peuvent ne sortir de cette liste de honte qu'en prenant l'engagement de rechercher la justice. »

La majeure partie de la liste inclut des démocraties en paix dotées de mécanismes fonctionnels pour appliquer et faire respecter la loi, des pays comme la Russie, les Philippines et l'Inde. Le Brésil est le seul nouveau venu de l'index de 2009. Bien que les autorités brésiliennes aient réussi à traduire en justice quelques-uns des assassins de journalistes, ces efforts n'annulent pas le taux élevé de violence mortelle dirigée contre la presse, qui frappe le pays, dit le CPJ.

Le CPJ a publié son rapport à Manille afin de marquer le quatrième anniversaire du meurtre de Marlene Garcia-Esperat, la chroniqueuse philippine assassinée pour avoir couvert des affaires de corruption au ministère de l'Agriculture. Les têtes dirigeantes, bien qu'elles soient identifiées, n'ont pas été condamnées. (Voir le Communiqué de l'IFEX, « Philippines: SEAPA Mission Confirms Pervasive Culture of Impunity » : http://www.ifex.org/fr/content/view/full/102123/).

Voir l'Index de l'impunité du CPJ, « Getting Away with Murder 2009 » (Quand on se moque de tout, 2009) : http://tinyurl.com/cfpgjf

(1 avril 2009)

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