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Les États membres ne devraient pas boycotter la rencontre des Nations Unies sur le racisme, disent les membres de l'IFEX

ARTICLE 19 et l'Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS), qui sont membres de l'IFEX, sont « extrêmement préoccupés » par la décision récente des États-Unis, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et des Pays-Bas de se retirer de la conférence des Nations Unies contre le racisme, aussi connue sous le vocable de Revue de Durban, et appellent les autres États à ne pas suivre leur exemple.

Selon les dépêches, les États-Unis boycottent la rencontre de cette semaine en raison des propos condamnables contenus dans l'ébauche du document final de la rencontre, qui pourrait s'en prendre à Israël et restreindre la liberté de parole.

Selon ARTICLE 19 et le CIHRS, cependant, le document constitue une « percée importante dans les négociations », et « contient certains développements positifs parmi les plus importants de ces derniers temps pour la liberté d'expression ».

Le document ne fait pas mention, par exemple, de la « diffamation des religions », un concept qui protège la religion contre la critique et qui est incompatible avec le droit relatif aux droits fondamentaux. Une résolution sur la diffamation des religions a été adoptée récemment au Conseil des Nations Unies sur les droits de l'homme.

Selon Moataz El Fegiery, directeur général du CIHRS, « le remplacement de l'expression "diffamation de la religion" par des expressions visant à protéger la liberté de croyance individuelle représente une reconnaissance importante, par la communauté internationale, à savoir que le droit international ne reconnaît pas ce concept; et que les Nations Unies ne devraient pas y avoir recours ».

Les deux organisations joignent leurs forces à celles de syndicats et d'autres groupes de défense des droits, dont Human Rights Watch, qui est membre de l'IFEX, pour demander aux États de participer à la conférence de manière « constructive », de « s'abstenir de manoeuvres politiques pour saper les importantes améliorations qui sont réalisées », et de « réaffirmer l'engagement concret de combattre le racisme et la discrimination sous toutes leurs formes ».

« Après des semaines d'intenses négociations, une nouvelle terminologie a finalement été trouvée qui protégera les croyants et non les systèmes de croyances. L'échec de la Revue de Durban et le rejet de son document final actuel effaceront cette réalisation. Il n'est pas du tout certain que nous aurons une autre chance comme celle-ci », dit Agnès Callamard, directrice générale d'ARTICLE 19.

Dans une autre initiative distincte, Reporters sans frontières (RSF) et le Centre de Doha pour la liberté des médias (Doha Centre for Media Freedom) s'adressent aux organismes et aux ONG internationaux qui participent à la conférence pour leur demander de ratifier une déclaration par laquelle ils conviennent d'un groupe de principes, y compris de l'idée que le droit à la liberté de religion protège la personne et non les religions elles mêmes.

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