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Les journalistes en butte aux attaques à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse

Roxana Saberi
Roxana Saberi

Les membres de Reporters sans frontières (RSF) à Paris et à Londres ont jeûné pour marquer la Journée mondiale de la liberté de la presse de cette année - afin de manifester leur soutien à la journaliste américano-iranienne emprisonnée Roxana Saberi, qui a elle-même entamé une grève de la faim le 21 avril.

Heureusement, Saberi, qui protestait contre une peine de huit ans de prison pour espionnage au profit des États-Unis, a depuis recommencé à s'alimenter. Mais la campagne internationale se poursuit pour obtenir sa libération. La semaine prochaine, un tribunal d'appel iranien entendra son affaire; un verdict est attendu peu après.

Tandis que l'on commémorait la Journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai, Saberi n'est qu'une des 125 journalistes environ qui sont incarcérés dans le monde à cause de leur travail - et un exemple des menaces auxquelles des centaines de milliers de journalistes et d'autres personnes s'exposent parce qu'ils exercent leur droit à la libre expression.

De ce nombre, près de 700 journalistes ont été tués depuis la première célébration du 3 mai, en 1993, selon le président des États-Unis, Barack Obama, qui a reconnu la Journée mondiale de la liberté de la presse dans une déclaration officielle. Tragiquement, la dernière perte de vie à ajouter à la liste est survenue le jour même de la commémoration de la Journée mondiale de la liberté de la presse : le journaliste mexicain Carlos Ortega Samper, qui la veille même de sa mort écrivait qu'il avait été menacé par des responsables locaux du gouvernement.

Les chiffres sont sinistres, où que l'on soit. Une étude mondiale publiée par Freedom House la semaine dernière montre que la liberté des médias a décliné pour la septième année d'affilée - les journalistes sont en butte à plus d'obstacles dans leur travail dans toutes les régions du monde.

« Il peut y avoir des restrictions dans n'importe quel type d'environnement, y compris en démocratie », dit Karen Karlekar, directrice et rédactrice en chef du rapport annuel « Freedom of the Press » . (Voir le rapport à : http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=470 )

« Nous avons constaté que 17 pour 100 seulement de la population mondiale vit dans des pays qui jouissent d'une presse totalement libre », ajoute-t-elle.

La Journée mondiale de la liberté de la presse offre une occasion de rendre hommage à Saberi, ainsi qu'à des journalistes comme Ortega, qui risquent leur vie pour nous donner les nouvelles. Ils comprennent mieux que quiconque que les médias contribuent de manière importante aux processus de dialogue, de compréhension mutuelle et de réconciliation, le thème de la Journée mondiale de la liberté de la presse de cette année.

C'est également le moment de rappeler au monde les innombrables autres violations de la liberté de la presse à travers le monde, tout en développant des initiatives en faveur de la défense et de la promotion des journalistes et du droit à la liberté de la presse. Pour continuer sur la lancée de la semaine dernière, vous trouverez une mise à jour de ce que d'autres membres et partenaires de l'IFEX ont réalisé dans notre tour d'horizon des activités du 3 mai à :
http://www.ifex.org/fr/content/view/archivefeatures/663/

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