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La conférence sur la « Guerre des mots » se penche sur la sécurité nationale qui s'oppose à la liberté des médias

Des journalistes, des juristes spécialisés dans les droits de la personne et des défenseurs de ces droits, ainsi que des experts en contre-terrorisme se sont réunis à Vienne la semaine dernière pour discuter de la tension qui existe entre la liberté des médias et les lois sur le terrorisme.

Intitulée « La Guerre des mots », la conférence sur le terrorisme, les médias et la loi, organisée par l'Institut international de la presse (IIP) et le Center for International Legal Studies (CILS), basé à Salzbourg, s'est déroulée les 5 et 6 octobre.

Le directeur de l'IIP, David Dadge, a inauguré la conférence en laissant entendre l'existence d'un lien entre terrorisme et absence d'information.

Pendant la première séance de discussion, le modérateur, Hamid Mir, directeur de la rédaction à Geo TV au Pakistan, a attiré l'attention sur la différence entre faire la guerre à la terreur et mener une guerre contre les libertés civiles. Une discussion a suivi sur la nécessité de trouver des moyens de renforcer la sécurité nationale sans restreindre les libertés des médias.

Lors d'autres séances, on s'est penché sur l'emploi préjudiciable par les médias de termes comme « terroriste » et « torture », et sur le fait de ne pas fournir de contexte historique valable pour expliquer les nouvelles et les politiques.

Au deuxième jour de la conférence, la controverse de 2005 entourant les caricatures du prophète Mahomet a été analysée. Endy Bayuni, rédacteur en chef du « Jakarta Post » d'Indonésie, a déclaré qu'il était important de préserver la liberté de parole, sans accorder trop d'espace aux extrémistes pour qu'ils détournent la nouvelle. Bien qu'il ait fait valoir que les caricatures étaient « de mauvais goût », Bayuni a défendu le droit des journalistes de « commettre des erreurs » sans devoir craindre de représailles.

À la dernière séance, on a discuté d'un projet de déclaration sur le terrorisme, les médias et la loi. Le projet souligne que l'accès à une information diverse et non censurée constitue le plus puissant antidote à l'idéologie terroriste. Le projet ajoute que de robustes médias pluralistes sont inestimables pour tenir le pouvoir d'État en échec et pour combattre le terrorisme en contrant la désinformation, le secret et la rumeur.

La déclaration énumère 11 points tels que : les politiques et les lois adoptées pour combattre le terrorisme doivent être conformes aux normes internationales et constitutionnelles, et comporter des garanties pour la liberté d'expression; les lois sur le blasphème ne peuvent justifier des restrictions à la liberté d'expression; enfin, les lois antiterroristes ne doivent être ni arbitraires ni capricieuses et doivent toujours être soumises à une supervision judiciaire indépendante.

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