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La liberté d'expression est attaquée dans toutes les région, disent les membres de l'IFEX à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme

Afin de souligner le 61e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le 10 décembre, les membres de l'IFEX ont marqué un temps d'arrêt pour formuler des commentaires sur les violations de la libre expression.

Au cours des sept dernières années, on a assisté au déclin ininterrompu, à l'échelle mondiale, de la liberté d'expression, selon ce que rapporte Freedom House. Seulement 17 pour 100 de la population du globe jouissent d'une presse entièrement libre, dit l'organisme. « De l'accroissement troublant de la violence contre les journalistes et les défenseurs des droits de la personne jusqu'aux tentatives sophistiquées pour bloquer et censurer l'Internet, l'un de nos droits les plus essentiels de la personne s'érode lentement. Le temps est venu d'entreprendre de renverser cette tendance », déclare Freedom House.

« En plus de protéger nos journalistes et nos défenseurs des droits de la personne, les démocraties du monde doivent intensifier leurs efforts pour protéger la liberté d'expression, chez elles et dans le monde », dit Freedom House. « La liberté d'expression, c'est beaucoup plus qu'un simple degré important de liberté personnelle. La capacité d'exprimer et de partager ses vues et de faire rendre des comptes aux dirigeants constitue la pierre angulaire de la démocratie. »

Au Zimbabwe, le 10 décembre, l'Institut des médias d'Afrique australe-Zimbabwe a invité son gouvernement à abroger les lois répressives qui bloquent l'accès à l'information, à mettre fin au monopole du secteur de la radiodiffusion exercé par les médias qui appartiennent à l'État, ainsi qu'aux privilèges des permis accordés aux journaux appartenant à l'État, au détriment des entreprises de presse indépendantes, entre autres réformes. Le MISA-Zimbabwe presse le gouvernement du Zimbabwe de favoriser un environnement de liberté pour les médias.

Pour marquer le 10 décembre, le Centre palestinien pour le développement et la liberté des médias (Palestinian Center for Development & Media Freedoms, MADA) a attiré l'attention sur les violations de la liberté de la presse commises par les forces israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, notamment sur le cas des quatre journalistes tués dans la Bande de Gaza au début de 2009. Le MADA a souligné en outre la situation des journalistes palestiniens qui subissent les attaques des services de sécurité palestiniens en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. En particulier, le MADA invite la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu'il cesse de s'attaquer aux journalistes.

La détérioration des droits de la personne et de la liberté de parole en Égypte a poussé l'Organisation égyptienne de défense des droits de la personne (Egyptian Organisation for Human Rights, EOHR) à profiter de l'occasion présentée par la Journée internationale des droits de l'homme pour exiger l'abolition de l'incarcération pour crimes de publication. L'EOHR appelle le gouvernement égyptien à réformer toutes les lois qui ont trait à la liberté d'expression, de publier et d'imprimer, et à adopter un projet de loi sur la libre circulation de l'information, qui devrait refléter les normes démocratiques internationales. L'EOHR a également souligné la nécessité de procéder à une réforme électorale et d'avoir une plus grande représentation des femmes au parlement, la protection contre la torture, et bien d'autres questions liées aux droits.

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