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Parmi les nouveaux membres élus au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, on compte cinq transgresseurs des droits de la personne

Quatorze nouveaux membres du Conseil des Droits de l'homme des Nations Unies ont été élus le 13 mai par l'Assemblée générale, dont cinq pays qui présentent un piètre bilan au chapitre des droits de la personne - l'Angola, la Libye, la Malaisie, la Thaïlande et l'Ouganda. Une coalition d'ONG, composée de groupes parmi lesquels se trouvent Human Rights Watch et l'Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS), ont lancé un appel à ces cinq pays pour qu'ils prennent des mesures démontrables afin d'améliorer leurs pratiques en matière de droits de la personne, notamment en répondant à toutes les demandes de visites par des experts des droits de la personne désignés par le Conseil, et qui attendent d'être exaucées. De plus, des groupes de défense des droits ont demandé la révision du processus électoral.

Les membres des cinq régions géographiques des Nations Unies ayant commencé à présenter le même nombre de candidats au Conseil qu'il y a de sièges attribués à chaque région, il n'y a plus de vote compétitif pour ces sièges, a commenté l'ONG Coalition pour un Conseil des Droits de l'homme efficace. Le Conseil compte 47 sièges, et les nouveaux membres occuperont leur siège le 19 juin 2010.

« Les élections au Conseil sont devenues un processus mijoté à l'avance qui dépouille de toute signification les normes d'appartenance au Conseil, normes établies par l'Assemblée générale », dit Human Rights Watch. « Les États qui sont sérieux à propos du rôle que peut jouer le Conseil pour promouvoir les droits de la personne devraient exercer des pressions pour avoir des États concurrents dans toutes les régions, et devraient être disposés à livrer concurrence pour obtenir un siège pour eux-mêmes. » Les ONG ont eu de l'influence dans le passé, lorsque le processus électoral était compétitif.

Le Groupe asiatique avait le potentiel de tenir une élection compétitive, jusqu'à ce que l'Iran retire sa candidature en avril. « Le retrait de l'Iran a montré que les pressions internationales peuvent améliorer les effectifs au Conseil », dit le CIHRS.

Dans une lettre séparée, Human Rights Watch invite le premier ministre de la Malaisie, Najib Razak, « à révoquer la Loi sur la sécurité intérieure et d'autres lois sur la détention préventive, dont la Malaisie abuse depuis longtemps... (et) à modifier ou à révoquer les lois qui violent les droits à la liberté d'expression, d'assemblée et d'association ».

Reporters sans frontières (RSF) a choisi de cibler la Libye, faisant remarquer que « c'est un pays qui est loin d'être un modèle de respect des droits de la personne ». RSF fait observer que « l'organisme qui a précédé le Conseil des Droits de l'homme des Nations Unies, la Commission des droits de l'homme, a vu sa crédibilité prendre un très dur coup lorsque la Libye a été élue pour présider ses travaux en janvier 2003 ». La Libye réprime les médias, vise les sites web de nouvelles et les journaux indépendants, ainsi que YouTube, depuis qu'ont été affichées des vidéos des manifestations.

Selon RSF, « un grand nombre de dirigeants politiques et d'ONG pensent qu'en incorporant au Conseil des Droits de l'homme les pays moins démocratiques, la situation dans ces pays se relèvera graduellement. Les exemples de la Chine et de Cuba, qui sont membres du Conseil depuis des années, montrent que ce n'est pas le cas. »

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