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Des journalistes et des activistes sont sur la sellette pour avoir parlé de pollution, indique un rapport de RSF

Le fait d'enquêter sur les causes du réchauffement de la planète, qui comprennent notamment la déforestation et la pollution industrielle, entraîne la commission par les sociétés commerciales et les gouvernements de violations contre les journalistes, apprend-on dans un nouveau dossier de Reporters sans frontières (RSF). Ce dossier met également en lumière la relation importante qui existe entre les journalistes et la répression des militants défenseurs de l'environnement, qui agissent comme sources précieuses de renseignement.

L'intimidation des défenseurs de l'environnement restreint le flux des informations dans les médias et ailleurs.

Les écologistes chinois, par exemple, sont souvent les cibles de harcèlement ou sont arrêtés par les autorités. En avril 2010, la police a détenu Gu Chuan pendant plusieurs heures et a confisqué des dossiers qu'elle est allée chercher chez lui pendant la nuit avant qu'il ne se rende assister à une conférence sur les questions environnementales. De plus, les journalistes chinois sont interdits de circuler dans certaines régions du pays, ce qui rend très difficiles les enquêtes sur la pollution des rivières du Tibet par les projets industriels chinois, surtout les exploitations minières.

Au Pakistan, la police n'a procédé à aucune enquête sérieuse sur le meurtre, survenu en novembre 2009, de Nisar Baloch, du groupe des Citoyens de Shehri pour un meilleur environnement, qui constitue pour les médias une source majeure de renseignement sur les saisies de terres dans la région de Karachi.

Certains animateurs d'émissions de radio et environnementalistes ont payé le prix le plus élevé pour s'être opposés aux opérations de la compagnie aurifère Pacific Rim Mining Corp, une entreprise canadienne, au Salvador. Deux environnementalistes associés à une station de radio communautaire ont été assassinés par des tueurs à gages aux ordres d'un entrepreneur local qui tentait d'étouffer l'opposition locale à la minière.

Au Gabon, les journalistes locaux ont couvert les campagnes qu'ont menées des ONG environnementales sur la pollution par des compagnies comme Total, Shell, Addax et Synopec. Un journaliste s'est frotté aux militaires après avoir révélé que Shell Gabon avait enterré des huiles usées et d'autres déchets.

Encore récemment à Madagascar, rapporte RSF, le radiojournaliste Alphonse Afakandro doit répondre à des accusations de diffamation, d'insulte et de diffusion de fausses informations après le dépôt d'une « plainte de la gendarmerie locale à propos d'un reportage sur la pêche illégale à la tortue de mer ».

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