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La FIJ appelle les syndicats à confronter les préjugés sexuels dans les nouvelles et les salles de dépêches

À la suite de la publication d'un rapport du Projet mondial de surveillance des médias (Global Media Monitoring Project, GMMP) selon lequel les femmes sont toujours « considérablement sous-représentées et représentées de manière déformée » dans la couverture médiatique, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) appelle les salles de nouvelles à un nouveau débat sur la façon de traiter les questions de genre. La recherche montre que la libre expression des femmes est gravement réduite parce qu'elles ne constituent que le quart des vues couvertes dans les médias.

À peine 24 pour 100 des personnes entendues, vues ou interviewées dans les nouvelles sont des femmes, dit l'étude, intitulée « Who Makes the News » (Qui figure dans les nouvelles ?), qui se fonde sur la recherche du GMMP effectuée dans 108 pays. L'étude était coordonnée par l'Association mondiale pour la communication chrétienne (AMCC).

Le rapport constate que 46 pour 100 des nouvelles renforcent les stéréotypes des genres - par exemple, l'âge des femmes dans les nouvelles est mentionné deux fois plus souvent et leur état civil près de quatre fois plus souvent que celui des hommes.

Par ailleurs, le commentaire expert est, d'une manière écrasante, le fait des hommes, précise le rapport, selon lequel sur cinq sources citées, une seulement vient d'une femme. C'est là un problème qu'il est possible de surmonter lorsque les femmes sont citées, parce que les reportages menés par les femmes sont plus susceptibles d'être équilibrés pour ce qui est de la représentation des genres, indique le dossier « Qui figure dans les nouvelles ? ».

« Le parti pris dans la représentation des femmes et des hommes dans le contenu des nouvelles a des répercussions préjudiciables dans la perception par le public quant aux rôles des sexes dans la société », dit la FIJ.

Le rapport montre l'accroissement de la prévalence des reporters féminins par rapport aux années précédentes dans les médias traditionnels - qui est passée de 28 à 37 pour 100 cent depuis que le GMMP a publié son premier rapport en 1995. Les chiffres actuels ne représentent cependant aucun changement depuis 2005.

L'étude constate en outre que le journalisme en ligne « est un format dans lequel le parti pris contre l'autre sexe est devenu non seulement plus visible, mais même plus concentré que dans les médias d'informations traditionnels ».

La FIJ a félicité ses groupes affiliés qui ont participé cette année à la surveillance et exigé que davantage de syndicats se joignent au mouvement.

« Il est temps que plus d'associations incluent la représentation équitable des genres dans leurs campagnes d'égalité des genres, et qu'elles s'assurent que cette représentation équitable est incluse dans les priorités et la formation qu'offrent les médias », a indiqué la FIJ. « Cela doit s'accompagner de politiques de recrutement équitables, d'un accès égal aux postes de direction et aux promotions, ainsi que d'un traitement égal pour tout le monde dans les salles des nouvelles. »

Le GMMP a suivi de près plus de 1 300 médias d'informations, 17 795 reportages et plus de 38 000 sujets de nouvelles. Il s'agit de la recherche et de l'initiative de revendication la plus vaste et la plus longue sur la représentation équitable et équilibrée des genres jamais effectuée dans les médias d'informations.

« Qui figure dans les nouvelles ? » est accessible en anglais, en arabe, en espagnol et en français.

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