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Le PEN commémore la Journée internationale de l'Écrivain en prison, et les 50 ans du WiPC

En septembre, Hossein Derakshan, le blogueur canado-iranien connu sous le sobriquet de « Blogfather », est devenu synonyme de l'intolérance de l'Iran à l'égard de la dissidence : il a été condamné à une lourde peine de 19 ans et demi de prison pour avoir créé de la propagande antigouvernementale, qui lui font joindre les rangs de 36 autres cas connus d'écrivains, de blogueurs et de journalistes actuellement en prison en Iran.

Derakshan a été retenu comme l'un des cinq cas venant de différentes parties du monde pour marquer la Journée internationale de l'Écrivain en prison, organisée par le PEN International, le 15 novembre - une occasion particulièrement importante car elle souligne aussi les 50 ans du Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC).


Il y a aussi le cas de Robert Mintya, rédacteur en chef d'un journal du Cameroun, en attente de procès et dont la santé est mauvaise par suite d'une violente agression subie en prison. Une blogueuse syrienne de 19 ans, poète et élève du niveau secondaire, Tal al-Mallouhi, est détenue au secret depuis son arrestation en décembre 2009 pour espionnage. Dilmurod Saidov, journaliste ouzbek, purge une peine de 12 ans de prison sur la foi d'accusations bidon d'extorsion. Et il y a le cas du journaliste José Bladimir Antuna García, assassiné au Mexique en novembre 2009. Ses assassins n'ont jamais été identifiés.

Le PEN vous presse d'envoyer un appel avec copie à votre ambassade au nom d'au moins une personne désignée parmi les cas soulignés.

Pour son 50e anniversaire, le WIPC a en outre créé une liste de 50 cas emblématiques qui reflètent le travail du comité depuis 1960. Sous la bannière « Parce que les écrivains disent ce qu'ils pensent », la campagne jette la lumière sur d'éminents écrivains historiques comme Josef Brodsky et Vaclav Havel, et des cas plus récents comme ceux d'Anna Politkovskaïa, Ken Saro-Wiwa et Salman Rushdie, et celui de Liu Xiaobo, le seul des 50 qui soit en prison.

Les centres du PEN dans le monde commémorent l'anniversaire par des projets spéciaux, des livres, des récompenses et des événements pendant toute l'année, dont un grand nombre doivent être lancés le 15 novembre.

À Berlin, par exemple, le PEN d'Allemagne se concentrera sur le travail de l'écrivaine biélorusse Svetlana Alexijewitsch, incapable de publier dans son propre pays. Le PEN de Catalogne et celui de Suède vont annoncer les lauréats des récompenses du PEN. Les centres du PEN en Écosse et en Australie ont organisé des expositions avec la présentation d'une « chaise vide », pour évoquer l'absence des nombreux écrivains disparus de la sphère publique parce qu'ils sont en prison. Les membres du PEN de Cuba et de Chine qui vivent en exil ont traduit en espagnol et en chinois divers écrits et des profils d'écrivains emprisonnés. Voyez sur le site web du PEN International ce qui se passe dans votre pays ou dans votre région.

Le président du PEN International et auteur réputé John Ralston Saul espère que le travail du WiPC a des répercussions à travers le monde. « Depuis 50 ans, le WiPC... est à la tête de la communauté mondiale des défenseurs des droits de la personne pour retracer la situation des écrivains en danger et en prison, et il s'efforce d'obtenir leur libération et d'assurer leur sûreté. En dépit de nos succès continus, la liste de ceux et celles qui sont en danger demeure déraisonnablement longue. Ainsi donc, le travail du WiPC reste, peut être encore, plus important que jamais. »

Cette organisation, qui avait commencé par une équipe de trois personnes en 1960, est devenue un comité qui compte plus de 70 centres du PEN à travers le monde. La liste annuelle des cas contient régulièrement les noms de presque 900 écrivains, rédacteurs, journalistes et écrivains sur Internet.

Dernier Tweet :

18 years after the abduction and sexual assault of @jbedoyalima, we're still waiting for @IACHumanRights to decide… https://t.co/6uXGtixQjA