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Étude de 2009 du WPFC sur les lois sur les insultes : quelques pas en avant, quelques pas en arrière

Répandre des informations diffamatoires sur Internet peut vous valoir jusqu'à six ans de prison en Indonésie - le crime est encore plus grave que si vous diffamez quelqu'un par les moyens traditionnels. Ce n'est là qu'un exemple où les nouveaux médias incitent les gouvernements restrictifs à rechercher pour leurs dignitaires une protection encore plus spéciale, indique le Comité mondial pour la liberté de la presse (WPFC) dans son étude annuelle des lois sur les insultes, qui vient tout juste d'être publiée.

L'étude exhaustive, intitulée « Insult Laws: In Contempt of Justice » (Lois sur les insultes : Au mépris de la justice), couvre 61 pays où des journalistes ont été punis, par de lourdes peines de prison dans certains cas, pour avoir « attenté » à la dignité de hauts responsables ou d'institutions en 2009. Elle fournit en outre des portions importantes de lois sur les insultes et sur la diffamation criminelle.

Alors que le WPFC indique que la libre expression a connu cette année-là des progrès notables, « un pas en avant dans un pays semble avoir été contrebalancé par un pas en arrière ailleurs ». Par exemple, alors qu'on résistait aux efforts internationaux visant à faire un crime de la « diffamation de la religion », certains pays islamiques ont mis en application des lois contre la notion de « hisba » - nuire à la société en omettant de préserver les principes religieux.

L'Irlande s'est même arrangée pour abolir simultanément la diffamation comme délit criminel tout en instituant le blasphème comme nouveau crime, dit le WPFC.

Par ailleurs, au Royaume-Uni, une petite clique « incestueuse » d'avocats spécialisés fait fortune à exploiter un régime juridique anormal, dit Peter Preston, ancien rédacteur en chef du « Guardian », dans la présentation de l'étude. Les politiciens britanniques ont en fait répondu aux protestations du public au sujet des lourdes pénalités rattachées aux affaires de diffamation et ont exercé de fortes pressions pour les retirer. « Les gens qui luttent avec le plus d'énergie pour préserver le statu quo - ou, du moins, ses aspects qui rapportent de l'argent - sont les avocats eux-mêmes », constate Preston.

La recherche et la rédaction du guide annuel du WPFC sur les lois sur les insultes ont été effectuées par la juriste autrichienne Uta Melzer; le guide a bénéficié d'une subvention de Ringier AG, société mondiale d'impression et d'édition basée en Suisse.

On peut demander des copies papier en Amérique du Nord en s'adressant à Carolyn Wendell à cwendell (@) gmail.com, ou auprès du représentant européen du WPFC, Ronald Koven, à KovenRonald (@) aol.com

Le rapport sera accessible bientôt sur le site web du WPFC : http://www.wpfc.org

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