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Plus de journalistes sont derrière les barreaux à l'heure actuelle qu'à tout autre moment depuis 1996, dit le CPJ

Au 1er décembre, il y avait 145 reporters, rédacteurs et photojournalistes derrière les barreaux : le bilan le plus lourd en 14 ans, apprend-on dans un nouveau rapport du Comité pour la protection des journalistes (CPJ). L'Iran et la Chine sont les pires geôliers du monde avec 34 journalistes incarcérés dans chacun de ces deux pays, tandis que l'Érythrée, la Birmanie et l'Ouzbékistan complètent le portrait et sont, avec les deux premiers, les cinq pires pays du monde.

En Iran, les voix critiques subissent un assaut incessant depuis la répression post-électorale de 2009. Rien qu'au cours des deux derniers mois, quatre journalistes ont été détenus. Navid Mohebbi, un blogueur de 18 ans qui couvre le droits des femmes, est la personne la plus jeune à figurer au bilan dressé par le CPJ. La blogueuse syrienne Tal al-Mallohi n'est pas beaucoup plus vieille que lui - elle a eu 19 en prison, détenue depuis presque un an.

Une série d'emprisonnements de journalistes ouïghours et tibétains, depuis la deuxième moitié de 2009 et en 2010, illustre l'accroissement des détentions en Chine (qui comptait 24 journalistes incarcérés en 2009). Les journalistes ouïghours et tibétains couvrent les questions ethniques et les violents troubles régionaux des dernières années, sujets officiellement interdits.

En Érythrée, 17 journalistes sont incarcérés, tandis que onze d'entre eux sont détenus sans jugement depuis une décennie dans des endroits tenus secrets. D'après des sources non confirmées, quatre des journalistes emprisonnés pourraient avoir succombé à la suite de mauvais traitements. La Birmanie compte 13 journalistes derrière les barreaux, dont Hla Hla Win, arrêté après avoir interviewé des moines bouddhistes pour un reportage lié à l'anniversaire de la Révolution de safran de 2007. L'Ouzbékistan garde six journalistes en détention.

La recherche du CPJ a constaté que le recours aux accusations d'activités hostiles à l'État - trahison, subversion ou agissements contraires aux intérêts nationaux - constitue la principale cause de l'incarcération des journaliste. À l'heure actuelle, au moins 72 journalistes sont détenus pour de tels motifs à travers le monde. Selon le CPJ, « les raisons sont presque toujours les mêmes : écraser ceux qui contestent l'autorité de l'État ».

Les gouvernements ont également recours aux accusations de diffamation criminelle et contournent entièrement l'application régulière de la loi afin de réduire au silence les journalistes critique et de les garder derrière les barreaux. Le décompte inclut 64 journalistes pigistes, qui sont plus vulnérables parce qu'ils ne bénéficient pas du soutien juridique et financier d'un média. Aussi, 69 journalistes en ligne constituent presque la moitié de tous ceux qui sont emprisonnés.

Pour examiner de plus près ces 145 affaires, prière de lire le rapport complet :

L’Iran et la Chine portent le compte à un sommet inégalé en 14 ans

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