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Le CPJ accuse l'ONU de faillir à sa tâche de protéger les journalistes

Tandis que se poursuivent les attaques contre les journalistes pris dans les troubles qui s'étendent au Moyen-Orient, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) indique que les Nations Unies et d'autres organisations mondiales et régionales responsables de défendre la liberté de la presse échouent en grande partie dans leur tâche consistant à les protéger. Elles ne défendent pas non plus les autres journalistes qui sont tués, menacés et harcelés en toute impunité partout dans le monde, dit le CPJ dans son rapport annuel, intitulé « Attacks on the Press » (Les attaques contre la presse).

Le CPJ constate que les Nations Unies, l'Organisation des États américains et la Ligue arabe figurent parmi les groupes qui ne défendent pas la libre expression avec persistance, surtout contre la répression gouvernementale. « Alors que le droit international garantit le droit à la libre expression, les journalistes ne peuvent compter sur une défense robuste de ces droits », dit le directeur général du CPJ, Joel Simon.

« Le fait de ne pas adopter une position cohérente laisse entendre une volonté de se prononcer publiquement en faveur de la liberté de la presse davantage fondée sur des considérations politiques que sur une solide détermination », a déclaré Simon lors de la publication du rapport au siège de l'ONU. « Comme le montrent clairement les événements en Égypte, l'enjeu est énorme. »

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a été mentionné pour son incapacité à féliciter le dissident chinois Liu Xiaobo pour son prix Nobel de la paix de 2010.

Dans un autre exemple, le CPJ attire l'attention sur le fait que les organisations de défense du journalisme et des droits de la personne ont été forcées de lancer une campagne internationale pour que l'UNESCO cesse de présenter un prix qui rend hommage au Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, de la Guinée équatoriale, l'un des pires violateurs de la liberté de la presse en Afrique.

D'après le document « Attacks on the Press », au moins 44 journalistes ont été tués à travers le monde en 2010 précisément à cause de leur travail. Le Pakistan a recensé huit de ces 44 assassinats, ce qui en a fait l'an dernier le pays le plus dangereux pour la presse.

Le CPJ dit en outre que le nombre des journalistes incarcérés est plus élevé qu'il n'a jamais été en 14 ans, avec 145 reporters, rédacteurs et photojournalistes derrière les barreaux en 2010. La Chine et l'Iran sont à égalité en tête quant au nombre des journalistes emprisonnés, soit 34 chacun.

« Les attaques contre la presse » contient des analyses portant sur plus de 50 pays et aussi des analyses régionales sur les violations de la liberté de la presse en 2010. Cette édition inclut également une présentation spéciale sur la nature invisible des attaques en ligne visant à limiter les journalistes, comme la surveillance en ligne et les logiciels malicieux.

Lire « Attaques contre la presse » ici

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