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Le CPJ et l'INSI réagissent à l'agression sexuelle d'une journaliste américaine en Égypte

Dans les jours qui ont suivi l'agression sexuelle dont a été victime en Égypte Lara Logan, la journaliste bien connue de CBS, l'International News Safety Institute (INSI) a réuni un avis de sécurité pour les femmes qui voyagent. Par ailleurs, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) regrette les difficultés qu'il y a à documenter la violence sexuelle exercée contre les journalistes.

Logan, qui est reporter pour le réseau de télévision américaine CBS diffusée sur le câble, a été agressée le 11 février tandis qu'elle couvrait sur la place Tahrir du Caire les réactions à l'annonce du départ du Président de l'Égypte, Hosni Moubarak. CBS a confirmé que Logan a été victime d'une « agression sexuelle brutale et soutenue et qu'elle a été battue ».

La nouvelle de l'agression sexuelle perpétrée contre Logan a frappé le CPJ d'une manière particulièrement pénible - Lara Logan est également membre du Bureau du CPJ. Quand il a été interrogé au sujet des données qu'il possède sur l'agression, le CPJ a déclaré « nous avons peu d'informations sur notre site parce qu'en général l'agression sexuelle ne nous est pas signalée - les données, par conséquent, ne sont pas disponibles… Nous recevons des appels dans lesquels les journalistes rapportent des conditions dangereuses dans certaines villes ou certains pays en particulier, parfois en nous faisant part d'un incident personnel d'agression ou de viol; habituellement, on nous demande de ne pas rendre publique leur souffrance intime. »

Le CPJ porte sur le plan politique sa préoccupation concernant la violence sexuelle contre les journalistes et, dans certain cas, il apporte une aide monétaire ou adresse à des conseillers psychologiques les journalistes qui ont été victimes de violence sexuelle. Le manuel du CPJ sur la sécurité des journalistes, dont la mise à jour est en cours, inclura un chapitre sur l'agression sexuelle.

Lire le document du CPJ intitulé « Documenting sexual violence against journalists » (Documentation de la violence sexuelle contre les journalistes) ici

L'INSI, entre-temps, vient tout juste de publier un avis de sécurité pour les femmes journalistes, et promet un document plus substantiel dans les prochains mois. « La violence sexuelle contre les femmes journalistes constitue le dernier tabou dans la profession, comme le traumatisme l'a déjà été », déclare Judith Matloff, membre du Bureau de l'INSI, qui a été l'une des premières à réaliser une étude sur cette question il y a quelques années. « Au moment où les budgets des correspondants à l'étranger diminuent, personne ne veut être retiré du travail parce qu'elle pourrait être considérée comme un handicap ou un boulet. »

La solution consiste à préparer les femmes à affronter l'indicible, plutôt que de les retirer du travail, dit Matloff. Le guide de l'INSI se fait l'écho des suggestions de Matloff. Mentionnons quelques-unes de ces suggestions : déféquer sur soi-même si on est attaquée, conserver une bombe aérosol près de son lit (pour arroser les yeux d'un éventuel assaillant), ne pas boire seule avec des hommes, s'assurer de n'être pas suivie jusqu'à sa chambre, placer des meubles devant la porte de sa chambre d'hôtel, dans une foule, tenter de travailler en compagnie d'un homme, garder un sifflet et ne jamais se coiffer d'une queue de cheval.

Cliquer ici pour lire l’avis de sécurité de l’INSI

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