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À l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, RSF publie sa nouvelle liste de "prédateurs"

(RSF/IFEX) - Le 3 mai 2011 - Chevilles ouvrières d'un appareil de répression, responsables politiques d'un régime hostile aux libertés, organisateurs directs de campagnes de violences contre les journalistes, ils sont les prédateurs de la liberté de la presse. Les médias sont leur proie.

Voir la liste des prédateurs: http://fr.rsf.org/predator-bachar-al-assad,37174.html

Moyen-Orient : les prédateurs de la liberté de la presse vacillent

Trente-huit prédateurs en 2011. Honneur à l'Afrique du Nord et au Moyen-Orient où se sont joués les événements les plus intenses, les plus passionnants, mais aussi les plus tragiques de ces derniers mois. C'est dans le monde arabe que des changements importants ont marqué la liste des prédateurs 2011. Certaines têtes sont tombées. La première, celle du président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali qui a quitté le pouvoir le 14 janvier 2011, ouvrant à son peuple tout le champ des possibilités démocratiques.

Les statues d'autres prédateurs, comme celle du Yéménite Ali Abdallah Saleh, dépassé par la vague de protestations qui gagne son pays, ou de son homologue syrien Bachar al-Assad, qui répond par la terreur aux aspirations démocratiques, pourraient vaciller sur leur socle. Que dire de Mouammar Kadhafi, Guide de la Révolution libyenne, devenu guide d'une violence sourde à la raison contre son peuple ? Que dire du Bahreïn où le roi Ben Aissa Al-Khalifa devrait un jour répondre de la mort en détention de quatre militants, dont celle du fondateur du seul journal d'opposition, et d'une vaste opération de répression contre les manifestants en faveur d'une ouverture démocratique du pays.

Dans la région, la liberté d'expression constitue l'une des premières revendications des populations, et parfois l'une des premières concessions des régimes de transition. Un acquis encore fragile.

Tentatives de manipulation de correspondants étrangers, arrestations et détentions arbitraires, expulsions, interdictions d'accès, intimidations, menaces, la liste des exactions contre la presse pendant le Printemps arabe donne le tournis. Dans ces quatre pays (Syrie, Libye, Bahreïn, Yémen), le travail d'obstruction de l'information a été jusqu'au meurtre, comme dans le cas de Mohamed Al-Nabous, tué le 19 mars par un sniper à Benghazi (Libye), ou des deux journalistes tués au Yémen, le 18 mars, directement visés par des snipers à la solde du pouvoir.

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Dans le reste du monde

En Asie, certains dirigeants ont été remplacés, sans que cela ne remette en cause le système liberticide qu'ils incarnaient. Thein Sein a pris la place de Than Shwe à la tête de la Birmanie. Au Viêt-nam, le Parti communiste a élu à sa direction Nguyen Phu Trong pour succéder à Nong Duc Manh. Dans ces deux pays, où 14 journalistes (Birmanie) et 18 net-citoyens (Viêt-nam) sont actuellement en prison, un prédateur en a remplacé un autre. Ils sont le symbole de deux régimes qui ont mis en place un appareil pénal au service de la censure ne laissent entrevoir aucun espoir d'ouverture. Logique de parti unique, intérêts de clan et unité nationale caractérisent ces dictatures refermées sur elles-mêmes, rendues nerveuses par les mouvements de libération démocratique.

L'onde de choc du Printemps arabe n'est pas sans effet sur la politique menée par les prédateurs chinois, le président Hu Jintao, et azerbaïdjanais, le président Ilham Aliev, qui craignent un effet de contagion. Plus de trente dissidents, avocats et défenseurs des droits de l'homme ont été mis en détention au secret par les autorités de Pékin, sans qu'il soit possible d'obtenir des informations sur leur sort. Récemment, l'artiste internationalement célèbre Ai Wei Wei a été arrêté et placé en détention dans un lieu inconnu. Les tentatives de manifestation à Bakou, en Azerbaïdjan, sur le modèle des revendications arabes amènent aussi les autorités de ce pays à multiplier les manœuvres contre les opposants et la presse : incarcération des activistes présents sur Facebook, enlèvement et intimidation de correspondants du titre d'opposition Azadlig, interpellation et passage à tabac de journalistes tentant de couvrir la contestation, blocage d'Internet.

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Pour lire le communiqué complet, cliquer ici

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