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Les géants de la technologie qui collaborent avec les dictatures doivent être punis, dit RSF

Peut-être vous branchez-vous sur Internet au moyen de Nokia Siemens Networks (NSN), peut-être possédez-vous un routeur de Cisco Systems, ou peut-être Netfirms est votre entreprise hôtesse sur le web. Selon un nouveau rapport de Reporters sans frontières (RSF), ces sociétés et beaucoup d'autres poids lourds technologiques collaborent avec des dictatures qui emprisonnent les blogueurs et censurent l'Internet - et méritent d'être punies.

Dans son rapport, RSF accuse NSN de fournir à Bahreïn la technologie nécessaire pour espionner les courriels et les messages texte de dizaines de défenseurs des droits de la personne. (Le Centre des droits de la personne de Bahreïn [Bahrain Center for Human Rights, BCHR] a également souligné le rôle de NSN dans la fourniture d'outils de surveillance - et d'arrestation - des défenseurs des droits de la personne, et a lancé à l'Union européenne un appel d'appui pour que les compagnies cessent de collaborer avec les gouvernements répressifs.)

La société Cisco est également désignée dans le rapport de RSF - parce qu'elle aurait fourni à la Chine la technologie servant à identifier et à censurer les dissidents politiques; et Netfirms aussi parce qu'elle aurait fourni au gouvernement thaïlandais des renseignements qui lui auraient permis de trouver l'auteur d'un blogue prodémocratie. Le rapport contient un sommaire de quelques-unes des pires sociétés délinquantes, dont celles qui sont à l'oeuvre en Libye et en Syrie.

Ces entreprises ne se gênent plus pour collaborer avec des gouvernements criminels », a déclaré le secrétaire général de RSF, Jean-François Julliard. « Fournir aux dictatures de l'équipement de communication ou des données confidentielles relève de l'irresponsabilité. Au total, ce sont 122 blogueurs et citoyens de la Toile qui sont détenus actuellement dans le monde. Les compagnies qui collaborent avec ces gouvernements sont donc complices et responsables du sort de ces détenus. »

RSF exige qu'à tout le moins des sanctions financières soient imposées aux sociétés qui travaillent avec les gouvernements criminels.

« Des dispositions doivent être introduites au niveau national afin de pénaliser cette collaboration et lorsque ces entreprises se rendent complices par leurs agissements auprès de dictateurs de crimes de guerre, une saisine de la Cour pénale internationale devrait être envisagée », a déclaré Julliard.

RSF réitère en outre la nécessité de lois internationales pour interdire la coopération entre les sociétés commerciales et les dictatures, selon le modèle des Lois sur la liberté mondiale en ligne, actuellement proposées aux États-Unis et dans l'Union européenne. Ces lois attendent toujours d'être adoptées.

Des sanctions doivent s’appliquer aux entreprises qui coopèrent avec les dictatures (RSF)

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