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Quatre femmes journalistes reconnues pour leur courage par l'IWMF

Les lauréates de cette année des prix du « Courage en journalisme » (de gauche à droite) : Adela Navarro Bello, Parisa Hafezi, Chiranuch Premchaiporn et la lauréate du prix « Pour l'Ensemble de son Œuvre », décernés par IWMF, Kate Adie
Les lauréates de cette année des prix du « Courage en journalisme » (de gauche à droite) : Adela Navarro Bello, Parisa Hafezi, Chiranuch Premchaiporn et la lauréate du prix « Pour l'Ensemble de son Œuvre », décernés par IWMF, Kate Adie

Vince Bucci/PictureGroup

Quatre femmes journalistes venant de partout dans le monde, qui suscitent l'admiration, reçoivent cette semaine à New York et à Los Angeles un hommage de la Fondation internationale des femmes œuvrant dans les médias (International Women's Media Foundation, IWMF). Les lauréates de cette année des prix du « Courage en journalisme » sont Adela Navarro Bello, rédactrice du journal « Zeta » au Mexique, Parisa Hafezi, chef du bureau de Reuters en Iran, Chiranuch Premchaiporn, rédactrice du site web de nouvelles thaïes « Prachatai ».

Navarro dirige un personnel de journalistes à 60 pour 100 féminin et a refusé de s'autocensurer dans ses reportages sur le crime et la corruption, en dépit des menaces de mort. Elle poursuit impitoyablement des enquêtes indépendantes sur les meurtres de deux journalistes de « Zeta », assassinés en 1988 et 2004, et elle a publié les noms de membres des cartels de la drogue qui terrorisent Tijuana. « Nous allons partout et nous couvrons tout. Nous ne restons pas silencieuses », dit-elle à l'IWMF.

Pour sa part, Hafezi a été passée à tabac par la police antiémeute et menacée d'être arrêtée par la Garde révolutionnaire iranienne, et elle a vécu des descentes chez elle et à son bureau parce qu'elle veillait à ce que le monde connaisse la répression brutale des mouvements populaires en Iran.

Premchaiporn a subi des heures d'interrogatoire et risque 20 ans de prison rien que pour avoir omis d'effacer le commentaire d'un visiteur sur son site web de nouvelles, très populaire, commentaire jugé critique à l'égard du gouvernement thaï. Plutôt que de plier sous l'intimidation, Premchaiporn s'est attachée à mobiliser des défenseurs à travers le monde pour appuyer la liberté de l'Internet. Faites un geste pour l'appuyer à : https://www.accessnow.org/page/s/comments-arent-crimes

Katie Adie de la BBC, qui a couvert des zones de guerre partout dans le monde, est également reconnue par l'IWMF, qui lui décerne le prix « Pour l'Ensemble de son Œuvre ».

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