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Ce que font les membres de l'IFEX pour le 23 novembre

Les membres de la SEAPA portent leur message à l’ambassade des Philippines à Bangkok
Les membres de la SEAPA portent leur message à l’ambassade des Philippines à Bangkok

SEAPA

Les membres de l'IFEX, du Royaume-Uni à Bahreïn, de l'Argentine au Kazakhstan, ont repris le flambeau de la campagne de la Journée internationale contre l'impunité. Vous pouvez les voir s'activer dans des blogues, sur Twitter, signer des lettres, afficher des messages sur Facebook et organiser des événements locaux afin de commémorer cette Journée. Surveillez les événements indiqués ci-dessous, qui se déroulent partout dans le monde. Pour savoir ce que font les membres de manière continue pour combattre l'impunité, venez aussi nous voir à : http://www.daytoendimpunity.org/fr/member_actions.


Autriche : À Vienne, consultations d’experts pour protéger les journalistes


Institut international de la presse (IIP)


L'IIP (en collaboration avec le Ministère autrichien des Affaires étrangères), et d'autres membres et partenaires de l'IFEX, s'empare de la question de la sécurité des journalistes et de l'impunité avec des officiels autrichiens et des représentants nationaux, régionaux et internationaux, dont le Rapporteur spécial des Nations Unies, Frank La Rue. Tout ce monde s'efforce de définir un cadre international efficace en ce qui concerne la protection des journalistes. Consultez également « Impunity: A Global Scourge » (L'impunité, un fléau mondial), l'étude de l'IIP sur le fonctionnement et les conséquences de l'impunité dans quatre pays : Mexique, Russie, Colombie et Philippines.


Bahreïn : Un rapport demande justice pour la mort de manifestants et de journalistes


Centre des droits de la personne de Bahreïn (Bahrain Center for Human Rights, BCHR)


Le BCHR et d'autres groupes locaux de défense des droits ont rendu public cette semaine un rapport provisoire qui demande justice pour les détenus torturés et tués lors du soulèvement de cette année à Bahreïn. Ils veulent que les autorités responsables d'avoir donné les ordres rendent des comptes, et non pas seulement ceux qui ont accompli le sale boulot. Zakariya Al Asheri, fondateur du site web de nouvelles en ligne « Al Dair », et Karim Fakhrawy de « Al Wasat » sont tous deux morts en détention en avril, avec 43 autres personnes. « La culture d'impunité ne fait qu'encourager la prévalence de ce genre de violation des droits de la personne. Ne rien faire à ce sujet ne fait qu'encourager les personnes en charge à les commettre », dit le rapport. Une mission internationale de membres et de partenaires de l'IFEX était sur place pour assister à la publication du rapport.


Canada : Affiche murale « 23 en 23 » dans les rues de Toronto


Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE)


Le CJFE a porté littéralement sa campagne dans la rue. Pendant le compte à rebours menant à la Journée, le groupe a tapissé un mur public de Toronto des photos du calendrier « 23 en 23 » de la Journée internationale contre l'impunité. Le calendrier révèle l'histoire qui se cache derrière un meurtre non résolu commis chaque jour entre le 1er et le 23 novembre - dont celui de l'éditeur canadien Tara Singh Hayer (le 18 novembre). Il est le premier – et le seul – cas de journaliste assassiné au Canada précisément à cause de son travail.


Colombie : Présentation multimédia « Ce que la violence a fait perdre »


Fundación para la Libertad de Prensa (FLIP)


Julio Daniel Chaparro, journaliste au quotidien « El Espectador », a été assassiné le 24 avril 1991. En 2011, la loi sur la prescription concernant les poursuites s'est appliquée dans cette affaire, avant qu'elle pût être résolue. Ce projet multimédia exhaustif met en lumière les questions d'impunité dans les 139 cas d'assassinat de journalistes en Colombie au cours des dernières décennies - et le cas de Chaparro sert d'entrée en matière.


Égypte : On demande la fin des meurtres systématiques de manifestants


Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI)


Afin de souligner la Journée internationale contre l'impunité, l'ANHRI et d'autres groupes membres du Front de défense des protestataires d'Égypte (Front to Defend Egypt Protesters) – une coalition de plus de 30 groupes de défense des droits et de juristes – ont demandé que soient traduits en justice les personnes responsables d'avoir tué des manifestants non violents. Plus de 30 personnes auraient péri la semaine dernière seulement. Les groupes de défense des droits blâment « la lenteur de la justice et son incapacité à poursuivre les officiers responsables des homicides des manifestants égyptiens depuis les premiers jours du soulèvement, en janvier dernier ». Personne n'ayant encore été traduit en justice, les Services de sécurité égyptiens commettent les mêmes crimes ce mois-ci, en toute impunité.


Honduras : Sit-in pour les journalistes tués


Comité por la Libre Expresión (C-Libre)


« Un État où sévit l'impunité est un État en déroute ». C'est ce que dit C-Libre, qui préparait pour le 23 novembre un sit-in sur la Plaza la Merced afin de souligner le nombre croissant des journalistes tués au Honduras (au moins 12 au cours des deux dernières années) et l'absence d'une réponse efficace de la part du gouvernement. Assurez-vous de vérifier son site web pour y consulter quelques-unes des histoires et voir quelques-uns des visages de ceux qui ont été tués.


International : Les affiliés de la FIJ prennent des mesures partout dans le monde


Fédération internationale des journalistes (FIJ)


Les groupes affiliés à la FIJ participent à un événement mondial qui presse les gouvernements de leurs pays et régions d'adopter une action corrective urgente, et attirent l'attention sur les affaires de meurtres de journalistes qui demeurent non résolus en Afrique, en Asie-Pacifique, en Europe, au Moyen-Orient et dans le monde arabe et en Amérique latine. La FIJ a déclaré que la Journée internationale contre l'impunité constitue pour les gouvernements un signal pour qu'ils préviennent et punissent la violence contre les journalistes, et contribuent ainsi à rendre plus sûre la pratique du journalisme.


Pakistan : Rapport sur les menaces auxquelles se heurtent les journalistes Pakistanais


Fondation de la presse du Pakistan (PPF) 


Au moins 42 journalistes ont été tués dans l'exercice de leur travail au Pakistan au cours des dix dernières années, 29 d'entre eux visés délibérément et assassinés à cause de leur travail. En 2011 seulement, sept journalistes ont été tués. Pour chaque journaliste visé délibérément et assassiné, il y en a eu beaucoup d'autres qui ont été blessés, menacés et forcés au silence. Malheureusement, l'impunité règne. La PPF dévoile les nombres et livre un rapport détaillé sur les pays les plus meurtriers pour les journalistes en 2011 – mais offre aussi des recommandations sur la façon de renverser la tendance.


Pérou : Tour universitaire pour éduquer les étudiants en journalisme


Instituto Prensa y Sociedad de Peru (IPYS-Pérou)


L'IPYS-Pérou porte sa campagne dans les écoles : du 22 au 24 novembre, le groupe s'associe à l'Universidad Católica del Perú de Lima, à l'Universidad Señor de Sipán de Lambayeque, et à l'Universidad Católica Santa María d'Arequipa pour former les journalistes en herbe sur l'impunité dans ce secteur. D'après l'IPYS-Pérou, six journalistes ont été tués depuis 2004, trois d'entre eux cette année seulement.


Philippines : Spectacle itinérant contre l’impunité


Centre pour la liberté et la responsabilité des médias (Center for Media Freedom and Responsibility, CMFR)


Au cours des deux années qui se sont écoulées depuis le massacre d'Ampatuan où 32 journalistes faisaient partie d'un groupe de 58 personnes assassinées, que s'est-il passé ? Le CMFR, ainsi que le Fonds Liberté pour les journalistes philippins (Freedom Fund for Filipino Journalists), le Syndicat national des journalistes des Philippines (National Union of Journalists of the Philippines) et la Fédération internationale des journalistes se sont déplacés dans quatre universités pour s'adresser aux étudiants afin de mettre en lumière la culture d'exécutions extrajudiciaires qui sévit aux Philippines. Leur voyage s'est conclu sur une marche à Manille qui laissera un sillage d'impunité sous la forme de silhouettes de cadavres tracées dans les rues pour illustrer les meurtres qui ne cessent jamais. Ne manquez pas les annonces de 30 secondes, présentées à titre de service public, qui ont reçu une immense couverture médiatique aux Philippines.


Russie : Table ronde sur l’impunité


Centre pour le journalisme en situations extrêmes (Center for Journalism in Extreme Situations, CJES)


L'impunité est-elle en voie de disparition en Russie, avec la diminution du nombre des meurtres de journalistes ces dernières années et certaines condamnations fortement médiatisées ? Le 23 novembre, le CJES a dévoilé son rapport sur l'impunité à l'occasion d'une table ronde au Centre de la Presse indépendante à Moscou. Le rapport se fonde sur 10 ans de surveillance des violations de la liberté de la presse. Le CJES a en outre présenté un court documentaire, « Répondez à Kachine », à propos de l'attentat brutal perpétré l'an dernier contre Oleg Kachine, reporter à la revue « Kommersant ».


Thaïlande : Protestation devant l’ambassade des Philippines


Alliance de la presse de l'Asie du Sud-Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA)


La SEAPA demande justice pour les journalistes assassinés partout dans le monde, mais plus particulièrement aux Philippines, où 123 journalistes ont été tués depuis 1986 dans des affaires liées à la pratique de leur travail, tandis que 10 affaires seulement ont débouché sur des poursuites judiciaires qui ont donné des résultats. La SEAPA s'est rassemblée devant l'ambassade des Philippines à Bangkok pour présenter une lettre au Président des Philippines Benigno Aquino, exigeant un processus accéléré afin de traduire en justice les personnes responsables du massacre d'Ampatuan.


Ukraine : Marche silencieuse pour les collègues qui sont tombés


Institut de l'information de masse (Institute for Mass Information, IMI)


C'est par une marche silencieuse le 23 novembre au centre-ville de Kiev que l'IMI et d'autres organisations de journalistes rendent hommage à leurs collègues qui sont tombés. La journée aura sont point culminant dans une table ronde sur les violations des droits des journalistes et sur l'impunité. Les noms des journalistes assassinés, dont la mort reste non résolue – comme dans le cas de Georgiy Gongadze – seront affichés sur de larges bannières dans toute la ville.


Royaume-Uni : Vigiles silencieuses pour l’Ukraine, le Bélarus et la Russie


ARTICLE 19


ARTICLE 19 a marqué la toute première Journée internationale contre l'impunité en tenant une vigile silencieuse à l'extérieur des ambassades d'Ukraine, du Bélarus et de Russie à Londres afin de souligner les affaires non résolues des journalistes assassinés dans ces pays. ARTICLE 19 demande aux autorités d'Ukraine, du Bélarus et de Russie de prendre toutes les mesures politiques et judiciaires nécessaires afin de protéger les journalistes et de défendre le droit à la liberté d'expression. Dans les journées précédant le 23 novembre, ARTICLE 19 a aussi attiré l'attention sur toutes les affaires de la campagne « 23 en 23 », invitant le public à participer et à agir.


Royaume-Uni : Appel à l’action


Index on Censorship


Du 1er au 23 novembre, Index on Censorship a présenté les histoires du calendrier de la Journée internationale contre l'impunité. Il s'agit d'un journaliste, d'un écrivain, d'un artiste ou d'un défenseur de la libre expression tué ce jour-là dans l'exercice de ses activités et dont le meurtre demeure non résolu. Index a publié une déclaration conjointe avec ARTICLE 19, le Comité pour la protection des journalistes et le PEN d'Angleterre pour commémorer cette journée.


États-Unis : On se joint à l’appel à la justice


Comité pour la protection des journalistes (CPJ) 


Le CPJ a participé à la campagne en demandant justice pour les journalistes assassinés à Maguindanao et ailleurs dans le monde au moyen de blogues, de gazouillis et d'un balado vidéo innovateur sur les leçons à tirer de la lutte menée par un groupe de journalistes de la région de la baie de San Francisco, qui se sont battus sans relâche afin de s'assurer que justice soit rendue dans le meurtre de leur collègue Chauncey Bailey, un journaliste d'Oakland tué en 2007.

Dernier Tweet :

Uzbekistan must release journalist Bobomurod Abdullaev and investigate torture allegations https://t.co/VaHNa4c0cb… https://t.co/ddWSNmU1mz