RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Les membres de l'IFEX marquent la Journée internationale des droits de l'homme dans le monde

 Une manifestation de protestation en 2008 à Porto Vehlo, au Brésil : Le peuple autochtone et les habitants des lieux sont exclus du processus décisionnel entourant les proporisions de centrales hydroélectriques sur la rivière Madeira, dit ARTICLE 19
Une manifestation de protestation en 2008 à Porto Vehlo, au Brésil : Le peuple autochtone et les habitants des lieux sont exclus du processus décisionnel entourant les proporisions de centrales hydroélectriques sur la rivière Madeira, dit ARTICLE 19

Verena Glass/International Rivers

Les membres de l'IFEX ont marqué la Journée internationale des droits de l'homme le 10 décembre en exigeant la liberté d'expression et le droit à l'information pour les journalistes somaliens, les communautés autochtones du Brésil, les écrivains dissidents chinois et autres groupes ciblés à travers le monde.

Conscient que la Journée internationale des droits de l'homme de cette année conclut en quelque sorte une année de tourbillons politiques, de changements considérables et de dictatures militaires aux abois, le groupe Freedom House fait le point sur les violations les plus terrifiantes des droits de la personne ainsi que sur l'évolution positive à certains égards qu'a connue l'année 2011 en matière de respect des droits. Parmi les pires transgressions des droits de la personne survenues en 2011, on note la torture et l'assassinat en mai du journaliste pakistanais Saleem Shazad, qui avait mis au jour les liens entre les djihadistes et l'armée, et la complaisance de la communauté internationale à l'égard de Bahreïn, qui emprisonne tout le monde, depuis les manifestants non violents jusqu'au personnel médical qui les soigne. Entre autres événements dignes de louanges que Freedom House a documentés, on compte les premières élections démocratiques en Tunisie et la création en Inde d'un organisme indépendant de lutte contre la corruption, grâce aux militants de la base qui luttent pour la transparence et la libre circulation des informations.

ARTICLE 19 souligne la journée en braquant les projecteurs sur l'évolution de la liberté d'expression au Brésil et en Europe. Après le passage d'une mission d'exploration qui a passé sept jours au Brésil, l'organisation a publié un rapport soulignant comment les autorités piétinent la liberté d'expression et les droits à l'information des communautés affectées pendant qu'on procède à la construction de barrages hydroélectriques le long de la rivière Madeira. Les peuples indigènes et les habitants sont exclus du processus décisionnel et de la consultation et sont tenus dans l'ignorance quant aux effets sur l'environnement, dit ARTICLE 19.

De plus, le 8 décembre, ARTICLE 19 a été l'hôte d'une table ronde de neuf experts des droits de la personne, qui ont discuté de la façon dont certains développements comme la concentration de la propriété des médias, les nouvelles technologies et les médias sociaux affectent les droits à la liberté d'expression en Europe. L'événement a donné lieu à la publication d'un document intitulé « Human rights and a changing media landscape » (Les Droits de la personne dans un paysage médiatique en mutation), produit par Thomas Hammarberg, Commissaire aux droits de la personne du Conseil de l'Europe.

Tandis que le 10 décembre marquait le premier anniversaire de l'attribution du prix Nobel de la paix à Liu Xiaobo, actuellement incarcéré à cause de ses écrits dans lesquels il réclame une réforme politique, le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC) concentrait son travail sur la criminalisation constante par la Chine de la liberté de parole. Cette année, le régime chinois a intensifié la surveillance et la répression des journalistes par crainte de révoltes du type Printemps arabe, fait remarquer le WiPC, qui exige la libération de prisonniers d'opinion, dont Xiaobo et sa femme Liu Xia, une poète et photographe tenue en résidence surveillée très stricte depuis le 22 octobre 2010.

Ailleurs, un autre signe d'espoir est apparu : Aung San Suu Kyi souligne, dans une rare apparition sur vidéo organisée par le Conseil de Birmanie sur les relations étrangères, qu'il y a des progrès graduels dans la situation de la liberté de la presse en Birmanie, selon ce que rapporte Reporters sans frontières (RSF). Vous pouvez la voir ci-dessous.



Le Syndicat national des journalistes somaliens (National Union of Somali Journalists, NUSOJ) a mis à profit la Journée internationale des droits de l'homme pour faire pression auprès des autorités afin qu'elles protègent les journalistes et mettent fin à leur campagne contre les journalistes de la presse indépendante. L'organisation a invité le Gouvernement fédéral de transition ainsi que les autorités du Puntland et du Somaliland à prendre plusieurs mesures immédiates afin de préserver l'environnement de travail des journalistes. Entre autres exigences, il y a celles que les autorités mettent fin aux procédures judiciaires iniques entreprises contre les médias, qu'elles fassent enquête sur les nombreux meurtres non élucidés de journalistes somaliens et la mise en œuvre des recommandations de la Revue périodique universelle du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.

Soixante-trois ans après l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le Centre palestinien pour le développement et la liberté des médias (Palestinian Center for Development and Media Freedoms, MADA) s'est plaint des attaques contre les journalistes par les soldats et les colons israéliens. Dans une déclaration, l'organisation de défense de la liberté de la presse a dénoncé l'attitude de deux poids deux mesures qui règne au sein de la communauté internationale, une lorsqu'il s'agit de défendre les mouvements de défense des droits de la personne dans les pays arabes, et une autre qui consiste à ne tenir aucun compte des violations commises dans les territoires occupés.

ADDITIONAL INFORMATION


Dernier Tweet :

Philippines: Speak truth to power, keep power in check https://t.co/2s2EB56YtX "President Rodrigo R. Duterte has br… https://t.co/QQD7iI6Ql1