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À l'occasion de la Journée internationale des Femmes, les membres et partenaires de l'IFEX rendent hommage aux écrivaines et aux femmes journalistes

La correspondante de CBS News, Lara Logan, au square Tahrir du Caire l’an dernier, quelques minutes avant d’être agressée. Logan rend hommage aux femmes reporters dans « No Woman’s Land », un nouveau livre publié à l’occasion de la Journée internationale des Femmes
La correspondante de CBS News, Lara Logan, au square Tahrir du Caire l’an dernier, quelques minutes avant d’être agressée. Logan rend hommage aux femmes reporters dans « No Woman’s Land », un nouveau livre publié à l’occasion de la Journée internationale des Femmes

Handout

La nuit où le président égyptien Hosni Moubarak a annoncé sa démission, la correspondante de CBS News Lara Logan se trouvait square Tahrir, au Caire, et couvrait les célébrations massives pour l'émission « 60 Minutes ». CBS News a rapporté que Logan avait été isolée de son équipe et de ses gardes du corps, et a « subi une agression sexuelle brutale et soutenue ». Elle a été rescapée par un groupe de femmes et une vingtaine environ de soldats égyptiens.

Dans l'avant-propos d'un livre consacré à la sécurité des femmes journalistes, lancé par l'International News Safety Institute (INSI) à l'occasion de la Journée internationale des Femmes, Logan décrit comment elle a surmonté cette agression. Ce n'est là qu'un des moyens dont les membres et partenaires de l'IFEX rendent hommage aux femmes journalistes, aux écrivaines et aux militantes qui prennent la parole pour défendre leurs droits devant la répression continue.

« No Woman's Land: On the Frontlines with Female Reporters » (Pas pour les femmes : Sur la brèche avec les femmes reporters) est un recueil d'articles écrits par 40 femmes de partout dans le monde, qui travaillent dans les médias d'information, dont Lyse Doucet et Caroline Wyatt de la BBC, Hala Gorani de CNN, Jennifer Griffin de Fox News, Zeina Awad d'Al Jazeera et l'ancienne animatrice de la télévision d'État égyptienne Shahira Amin.

Les femmes - photographes, techniciennes de prises de vues, correspondantes et reporters - couvrent conflits, désastres, corruption et troubles civils et proviennent de plus d'une dizaine de pays, dont certains des endroits les plus meurtriers du monde où travailler comme journaliste : le Mexique, la Russie et la Somalie.

« Les histoires décrivent les risques et les mesures de sécurité que ces femmes doivent prendre pour aller chercher la nouvelle », dit la Directrice adjointe de l'INSI, Hannah Storm, qui a compilé et publié l'ouvrage avec sa collègue Helena Williams.

« Mais, par-dessus tout, ce sont des histoires humaines - irrésistibles, déchirantes, inspirantes et atroces - de femmes, de mères et de filles qui affrontent d'immenses dangers pour nous apporter les nouvelles. »

« No Woman's Land » offre en outre des conseils de sécurité et un encadrement pour les femmes et les hommes qui travaillent dans les médias d'information.

Les recettes de la vente du livre seront versées aux projets de sécurité de l'INSI destinés aux femmes journalistes à travers le monde. Commandez votre exemplaire ici.

Human Rights Watch a aussi adopté la voie du livre. "The Unfinished Revolution" raconte l'histoire de la lutte pour assurer les droits fondamentaux des femmes et des filles, « y compris au Moyen-Orient, où l'espoir soulevé par le Printemps arabe reste à combler. » Présenté par Christiane Amanpour, l'anthologie inclut des essais rédigés par plus de 30 écrivaines, militantes, décideuses politiques et expertes des droits de la personne - comme les lauréates du prix Nobel Shirin Ebadi et Jody Williams - qui proposent des solutions réalisables aux violations des droits qui continuent.

Le PEN International consacre la Journée internationale des Femmes 2012 aux écrivaines assassinées ou disparues au Mexique, le pays le plus dangereux de l'hémisphère occidental où être écrivain. L'an dernier, cinq des neuf écrivains mexicains assassinés étaient des femmes; certaines d'entre elles ont été assassinées de manière particulièrement sauvage.

Prenons le cas de María Elizabeth Macías Castro : son cadavre décapité a été retrouvé le 24 septembre 2011 sur une route près de Nuevo Laredo; il portait une note disant qu'elle avait été tuée par un groupe criminel à cause de reportages publiés sur des sites web de médias sociaux à propos de la violence liée à la drogue. Son assassinat était le premier documenté à l'échelle mondiale par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), qui était lié directement au journalisme pratiqué dans les médias sociaux.

Les membres du PEN publient des notices nécrologiques dans la presse nationale ou locale qui s'adresse aux femmes. Cliquer ici pour trouver une liste des écrivaines, des exemples d'avis de décès et les adresses des autorités avec lesquelles vous pouvez communiquer.

Aux Philippines, la directrice générale Melinda Quintos de Jesus du Centre pour la liberté et la responsabilité des médias (Center for Media Freedom and Responsibility, CMFR) décrit comment les femmes journalistes ont réalisé des gains au chapitre de la liberté de la presse pendant la période de la loi martiale. « [Cela] a aidé que la plupart d'entre nous n'ayons pas eu à craindre… la perte de notre emploi. Contrairement à la plupart des journalistes masculins, nous n'étions pas les seules pourvoyeuses dans nos familles… Cela a aussi aidé que la coutume et les conventions nous aient gardées pour la plupart à l'extérieur des cliques de gars, ce qui aurait rendu plus difficile de rompre avec le modèle de contrôle de la presse », écrit-elle. Pour en savoir plus sur la façon dont les femmes ont vertement critiqué le régime - et s'en sont tirées - lire ici.

Enfin, le 8 mars, à partir de 1 heure GMT, écouter en baladodiffusion de l'Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) la programmation plurilingue destinée aux femmes, par des femmes, partout dans le monde. Le thème de cette année est « L'habilitation des femmes et la lutte contre le changement climatique et pour la démocratisation des sociétés ». Vous pouvez retransmettre gratuitement n'importe quelle émission sur les ondes de votre station de radio communautaire.

Dernier Tweet :

The @SyrianCenter for Media and Freedom of Expression is calling on the international community to exert pressure o… https://t.co/f3DqhMFxxI