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Google rapporte un accroissement « alarmant » du nombre des demandes de censure gouvernementale

Le géant de l'Internet Google dit constater un nombre « alarmant » de demandes gouvernementales de censure de l'Internet au cours des six derniers mois.

Selon Google, l'entreprise a reçu plus de 1 000 requêtes des gouvernements à travers le monde de retirer des éléments comme des vidéos sur YouTube et des résultats de recherche.

Dorothy Chou, analyste principale des politiques chez Google, a déclaré sur son blogue que « lorsque nous avons commencé à rendre ces données publiques en 2010… nous avons remarqué que des agences gouvernementales de divers pays nous demandaient parfois de retirer des contenus politiques que nos utilisateurs avaient affichés sur nos services. Nous espérions qu'il s'agissait d'une aberration. Mais nous savons aujourd'hui que ce n'est pas le cas. »

La compagnie, qui dit s'être conformée dans une moyenne de 65 pour 100 aux ordonnances des tribunaux, et dans une proportion de 47 pour 100 aux demandes moins formelles, a publié un registre de ces requêtes dans le cadre de son rapport sur la Transparence mondiale , son cinquième en deux ans.

Les États-Unis sont l'un des principaux pays du monde où les demandes de retrait de contenu ont été formulées - 187 durant la période de juillet à décembre 2011, une augmentation d'environ 100 pour 100 par rapport aux six mois précédents. Google dit s'être plié aux demandes américaines dans une proportion de 40 pour 100.

« Comme à tout autre moment, on nous a demandé de retirer des discours politiques », écrit Chou. « Cela est alarmant non seulement parce que la libre expression est en danger, mais aussi parce que certaines de ces demandes viennent de pays que vous ne pourriez pas soupçonner - des démocraties occidentales qui ne sont pas typiquement associées à la censure. »

Chou raconte une demande émanant de la Pologne qui voulait que l'on retirât un article critique d'une agence de développement, et une demande venant d'Espagne de retrait de 270 blogues et liens à des articles critiques de personnalités publiques. « Nous ne nous sommes conformés à aucune de ces demandes », écrit Chou.

Selon Jillian York, de la Electronic Frontier Foundation (EFF), ces nouvelles données illustrent les pressions croissantes qu'exercent les gouvernements sur la liberté de l'Internet.

« Cela est particulièrement insidieux parce que, en agissant ainsi, ce contenu n'est pas simplement caché derrière un mur coupe-feu, mais il disparaît entièrement », a-t-elle déclaré à la publication technologique « Ars Technica ».

« La transparence de Google est une bonne chose et d'autres compagnies devraient suivre son exemple, mais la transparence ne suffit pas toujours. Les compagnies doivent évaluer régulièrement leur présence dans certains pays et s'assurer qu'elles ne se font pas les complices de violations des droits de la personne. »

Entre autres demandes de retrait de contenu, il y en avait quatre qui venaient du Ministère de l'Information, de la Communication et de la Technologie de la Thaïlande, qui demandait le retrait de 149 vidéos sur YouTube parce qu'elles auraient été insultantes pour la monarchie, en violation de la loi du pays sur les crimes de lèse-majesté. Google a restreint 70 pour 100 de ces vidéos qui ne sont pas visibles en Thaïlande, conformément à la loi locale.

D'après CNET, l'étude ne reflète pas l'activité de censure de pays comme la Chine et l'Iran, qui bloquent le contenu sans en informer Google.

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