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Galerie : Cinq exilés de la libre expression

L'IFEX marque la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin 2013, en présentant le profil de cinq personnes qui vivent en exil pour avoir exercé leur droit à la libre expression dans leur profession

Ali Abdulemam, blogueur, Bahreïn.
Ali Abdulemam, blogueur, Bahreïn.

AP/Hasan Jamali

Ali Abdulemam : Après avoir gazouillé le 17 mars 2011 “mon téléphone me fatigue, je l'ai donc fermé, pas besoin de rumeurs svp [sic]”, pendant plus de deux ans on n'a plus eu de nouvelles du blogueur bahreïni Ali Abdulemam, connu comme le “père du blogue de Bahreïn”. À la suite de la proclamation de l'état d'urgence par le gouvernement bahreïni et de la répression des manifestants antigouvernementaux, Abdulemam a été condamné in absentia à 15 ans de prison.

Après une évasion minutieusement préparée, Abdulemam a refait surface au Royaume-Uni le 13 mai 2013, où il a annoncé, toujours sur Twitter, qu'il était “en ligne”. Bien que la peine d'emprisonnement décernée par le gouvernement bahreïni fasse de lui, techniquement, un fugitif, Jason Stern, du Comité pour la protection des journalistes (CPJ) qualifie Abdulemam de “pas tant un fugitif qu'une voix d'opposition en exil”, et invoque la décision du Royaume-Uni de lui accorder l'amnistie comme indication de la “persécution politique” dont il était la cible.


Le caricaturiste Mana Neyestani (à droite), avec sa femme Mansoureh, en Iran.
Le caricaturiste Mana Neyestani (à droite), avec sa femme Mansoureh, en Iran.

Cartoonists' Rights Network International

Mana Neyestani :
Le caricaturiste iranien Mana Neyestani et sa femme Mansoureh ont fui l'Iran après la publication, le 12 mai 2006, d'un de ses dessins dans le journal Iran Friday, une publication du week-end financée par le gouvernement. De violentes manifestations, où on a réclamé la mort de Neyestani, se sont déroulées malgré ses tentatives pour présenter des excuses et pour s'expliquer. Il a par ailleurs été congédié en plus d'être incarcéré en “garde préventive”. Bien qu'il ait été remis en liberté deux mois plus tard, il a continué à recevoir des menaces de violence et de réincarcération.

Après s'être enfuis au Koweït, en Turquie et en Malaisie, Neyestani et sa femme ont fini par s'installer en France. Il a reçu le prix du Courage 2011 du Cartoonists' Rights Network International (CRNI), et récemment il a été salué par des modérés, tant iraniens qu'israéliens, pour ses dessins qui lancent des appels à la paix entre les deux nations.


 Tran Khai Thanh Thuy, écrivaine, Viêt-nam.
Tran Khai Thanh Thuy, écrivaine, Viêt-nam.

AP/Thong Nhat

Tran Khai Thanh Thuy :
À la suite de sa remise en liberté le 22 juin 2011 après avoir purgé une peine de trois ans de prison pour agression, l'écrivaine vietnamienne Tran Khai Thanh Thuy a été contrainte à l'exil aux États-Unis. Membre du Bloc 8406, un groupe pro-démocratie, elle a été arrêtée le 8 octobre 2009 après que deux hommes auraient attaqué son mari peu après qu'elle eut exprimé son appui à six dissidents qui subissaient un procès.

Liao Yiwu, auteur et musicien, Chine.
Liao Yiwu, auteur et musicien, Chine.

AP/Kai Pfaffenbach

Liao Yiwu :
Après la publication de son poème “Massacre”, qui dénonçait la répression gouvernementale sur la place Tian' anmen, le célèbre auteur, poète et musicien chinois Liao Yiwu a été arrêté en 1990 et a passé quatre ans en prison, où il a subi d'impitoyables tortures et passages à tabac, parfois pour la seule raison d'avoir chanté une chanson. Liao a appris d'un compagnon de détention, un moine bouddhiste, à jouer du xiao.

Après sa libération, Liao a été mis à l'index par la gouvernement chinois, qui l'a assigné à résidence et lui a interdit de sortir du pays. Son livre publié en 2001, Le Cadavre marcheur : Histoires vraies du bas jusques en haut (The Corpse Walker: Real Life Stories from the Bottom Up), publié à Taiwan et salué sur la scène littéraire internationale, est également interdit en Chine. Liao est parti à Berlin, en Allemagne, en franchissant d'abord la frontière du Viêt-nam, le 6 juillet 2011 et s'est déclaré en exil, laissant derrière lui sa famille et son amie.

Anna Dolidze, avocate et universitaire, Géorgie.
Anna Dolidze, avocate et universitaire, Géorgie.

Wikipedia Commons/Shmooz

Anna Dolidze :
En tant que Présidente de l'Association des jeunes juristes de Géorgie (AJJG), Anna Dolidze était une championne reconnue des droits de la personne et critique acérée du gouvernement géorgien, représentant journalistes et juges dissidents, et témoin dans l'affaire du meurtre de Sandro Girgvliani. Après avoir reçu des menaces, Dolidze s'est vu accorder un refuge à titre de Boursière mondiale Podell 2007 à la Faculté de Droit de l'Université de New York grâce à une bourse d'Universitaires en danger (Scholars at Risk, SAR), une organisation internationale qui offre un refuge à des universitaires menacés. Elle a fini par s'établir à l'Université Western Ontario, où elle est Professeure de droit adjointe invitée.

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