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Edward Snowden

On l'appelle le héros, le dissident, l'informateur ou même le traître. Peu importe le terme que vous utiliserez pour décrire l'homme qui s'identifie simplement comme un "Américain," une chose reste indiscutable : Edward Joseph Snowden a déclenché l'un des plus grands débats en matière de surveillance gouvernementale et de droit à la vie privée de l'histoire américaine dans le monde entier.

AP Photo, File

Dans le documentaire CITIZENFOUR de Laura Poitras, Edward Snowden déclare au journaliste Glenn Greenwald :

Je suis plus prêt à risquer l'emprisonnement ou n'importe quelle autre issue personnelle négative que je ne le suis à risquer des restrictions de ma restrictions de ma liberté intellectuelle ou de celle de ceux qui m'entourent.

On l'appelle le héros, le dissident, l'informateur ou même le traître. Peu importe le terme que vous utiliserez pour décrire l'homme qui s'identifie simplement comme un "Américain," une chose reste indiscutable : Edward Joseph Snowden a déclenché l'un des plus grands débats en matière de surveillance gouvernementale et de droit à la vie privée de l'histoire américaine dans le monde entier.

Ancien employé de l'Agence Nationale pour la Sécurité (NSA) et de la Central Intelligence Agency (CIA), Snowden est apparu sous les projecteurs pour la première fois en juin 2013 lorsque The Guardian publia les informations qu'il avait fournies aux journalistes Glenn Greenwald, Ewan MacAskill et Laura Poitras concernant les surveillances gouvernementales non autorisées. Les journalistes avaient alors rencontré Snowden en secret dans une chambre d'hôtel à Hong Kong où il a partagé des documents gouvernementaux classifiés stockés sur une clef USB.

Snowden avait contacté Poitras et Greenwald en espérant qu'ils seraient en mesure de passer au crible les informations qu'il avait fournies et de décider lesquelles seraient d'intérêt public.

Les révélations initiales – publiées par Greenwald le 5 juin 2013 – montraient que la NSA utilisait une ordonnance du tribunal pour obtenir les enregistrements téléphoniques de millions d'utilisateurs de Verizon aux États-unissans motif particulier.

Les révélations suivantes incluaient l'existence du programme PRISM, qui donnait accès à la NSA aux serveurs de certaines des plus grandes compagnies de technologies américaines notamment Microsoft, Apple et Google. Les articles qui suivirent montraient également que les États-unis travaillaient avec l'agence de sécurité du Royaume-Uni, GCHQ, pour collecter les données des internautes du monde entier.

De nouvelles révélations montrent que la NSA avait placé des politiciens sous surveillance, parmi eux la chancelière allemande Angela Merkel et la Présidente du Brésil, Dilma Rousseff. (Cliquez ici pour accéder à la liste complète des révélations de Snowden).

Le 9 juin 2013 - seulement quatre jours après la publication du premier article de The Guardian concernant les fuites de la NSA – Snowden a choisi de révéler son identité au public en déclarant "Je n'ai pas l'intention de cacher qui je suis, parce que je sais que je n'ai rien fait de mal."

Peu après les déclarations publiques de Snowden, les États-unis l'ont accusé de vol, “de diffusion non-autorisée d'informations relatives à la défense” et “de diffusion délibérée de renseignements classifiés à des personnes non-autorisées” - les deux derniers chefs d'accusation étant en vertu de l'Espionage Act datant de 1917.

Le 21 juin 2013, les États-unis ont annulé le passeport de Snowden et rempli sa demande d'extradition de Hong Kong. Craignant des traitements inhumains et de ne pas bénéficier d'un procès équitable aux États-unis, Snowden fuit à Moscou en utilisant des documents fournis par l'ambassade Equatorienne à Londres, avec le soutien de Wikileaks.

L'informateur a passé plus d'un mois dans la zone de transit de l'aéroport Cheremetievo à Moscou, jusqu'à ce que l'asile en Russie lui soit accordé pour un an le 1 août 2013.

Alors que les révélations de Snowden marquent leur deuxième anniversaire, le congrès américain a voté l'USA Freedom Act, que beaucoup ont décrit comme une victoire impossible sans les efforts de l'informateur. La loi impose des restrictions sur le périmètre des collectes d'enregistrements et de nouvelles mesures pour améliorer la transparence et le contrôle de la surveillance effectuée par la NSA.

Alors que des groupes tels que Electronic Frontier Foundation (EFF) ont déclaré que la loi aurait pu faire bien plus pour soutenir une réforme intégrale de la surveillance, ils ont aussi reconnu que cette loi représente un pas en avant encourageant.

Désormais informateur, Snowden s'est engagé activement auprès d'initiatives de la société civile qui défendent la liberté d'expression et le droit à la vie privée. Il est membre de la Freedom of the Press Foundation et s'exprime fréquemment lors d'évènements sur la surveillance (bien qu'à distance). Il apporte également son soutien à des initiatives de la société civile notamment le projet Snowden Archive de l'organisation Canadian Journalists for Free Expression (CJFE).

Snowden vit toujours en Russie où il bénéficie d'un permis de séjour temporaire jusqu'en août 2017.

Dernière mise à jour: 19 juillet 2017

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