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PROFIL

Agnès Callamard: Une carrière dans les droits humains

Dr Agnès Callamard est une fervente défenseure des droits humains en général et du droit à la liberté d'expression et d'information en particulier. Ancienne membre du Conseil de l'IFEX, Callamard plaide pour un changement positif au travers de son travail au sein de la société civile, à l'université et aux Nations Unies.

©Jason Tanner / Erika Pineros

La censure tue. Elle affame et réduit au silence. Elle refuse aux gens l'accès à l'information essentielle à leur vie.


Tiré d'un discours de Callamard prononcé lors du lancement en 2007 du prix de la liberté de créer de ArtVenture

Vous pourriez décrire Agnès Callamard comme les droits humains équivalents à une triple menace. Dans sa vie professionnelle, elle a été en première ligne d'un large éventail des préoccupations en matière des droits humains, apportant des contributions significatives dans la recherche universitaire, dans la société civile et aux Nations Unies.

En 2003, Callamard a fondé le Humanitarian Accountability Partnership (Le Partenariat pour la responsabilité des humanitaires, qui fait maintenant partie de Core Humanitarian Standard Alliance), le premier organisme d'autorégulation des organisations humanitaires. Elle a été coordonnatrice des politiques de recherche pour Amnesty International et a travaillé au Centre for Refugee Studies de Toronto.

De 2004 à 2013, Callamard a été directrice générale d'ARTICLE 19, une organisation basée au Royaume Uni dédiée à la défense et à la promotion de la liberté d'expression et d'information. Sous sa direction, l'organisation a connu une croissance significative, tant du point de vue de sa couverture géographique que de son influence.

Alors qu'elle était avec ARTICLE 19, Callamard a servi pendant deux mandats comme membre du Conseil de l'IFEX, le réseau mondial des organisations de défense et de promotion de la liberté d'expression.

Callamard est titulaire d'un doctorat en sciences politiques de la New School for Social Research basée à New York. Elle a publié des articles sur la relation entre la liberté d'expression et la responsabilité, la transparence, la discrimination et l'intolérance, ainsi que d'autres axés plus largement sur les droits humains, les droits des femmes et les mouvements de réfugiés.

Elle est directrice de Global Freedom of Expression à l'Université de Columbia, un programme lancé en 2014 par le président de l'université, Lee Bollinger, pour enquêter, documenter et renforcer la liberté d'expression. Sa base de données mondiale de jurisprudence sur la liberté d'expression et l'accès à l'information, appuyée par un réseau d'experts internationaux, est rapidement devenue une ressource essentielle. En 2016, cette base a été élargie avec des données espagnoles. Le membre de l'IFEX, la FLIP (Fundación para la Liberdad de Prensa) et l'Externado University (Colombie), ont contribué à l'analyse de cas de certaines des plus importantes jurisprudences d'Amérique Latine sur la liberté d'expression.

Le 1er août 2016, Callamard a été nommé Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions sommaires, avec pour mandat « d'examiner les situations d'exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires en toutes circonstances et pour quelque raison que ce soit ». Dans ce rôle, elle effectue des visites sur terrain dans des pays, transmet des appels urgents aux gouvernements pour le compte des personnes à risque et produit des rapports à l'intention du Conseil des droits de l'homme et de l'Assemblée générale des Nations Unies.

Quand on écrit à propos d'Agnès Callamard, l'adjectif « infatigable » vient à l'esprit. En plus de son travail sur le plan international, elle s'est engagée à mobiliser la prochaine génération de défenseurs des droits. Au moment où nous écrivons ces lignes, elle enseigne également un cours sur la liberté d'expression à l'ère de la mondialisation à l'Université de Columbia.

Dernière mise à jour: 10 novembre 2016

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