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Un journaliste interpellé et un grand quotidien suspendu de nouveau

(RSF/IFEX) - Reporter sans frontières demande la libération du journaliste Soheil Assefi, placé en détention le 4 août 2007, alors qu'il se présentait à une convocation au tribunal de Téhéran. Le 31 juillet, des agents du parquet ont perquisitionné son domicile et saisi des documents personnels ainsi que son disque dur. Les charges retenues contre M. Assefi n'ont pas été révélées et ni sa famille, ni ses avocats ne connaissent son lieu de détention.

"Cette situation est inacceptable. Il s'agit du troisième journaliste interpellé en une semaine. Cette nouvelle arrestation porte à onze le nombre de journalistes et cyberdissidents emprisonnés en Iran, plus grande prison du Moyen-Orient pour les professionnels des médias. Il faut que l'Iran cesse cet acharnement judiciaire contre les journalistes, qui doivent sans cesse répondre à des accusations sans fondements", a déclaré l'organisation.

Le 31 juillet, Masoud Bastani a été interpellé puis libéré après quelques heures tandis que Farshad Gorbanpour a été placé en détention dans le dortoir sécuritaire 209 de la prison d'Evin, sur les ordres de Saïd Mortazavi, procureur de Téhéran. Aucune charge n'a officiellement été retenue contre les deux collaborateurs de plusieurs journaux réformateurs et du journal en ligne "Roozonline" (consulter l'alerte de l'IFEX du 1er août 2007).

Par ailleurs, Reporters sans frontières dénonce la suspension du quotidien "Shargh", le 5 août 2007, sur ordre de la Commission d'autorisation et de surveillance de la presse, sous contrôle du ministère de la Culture et de l'Orientation islamique, suite à la publication d'un entretien avec Mme Saghi Ghahram, poète, écrivain et rédactrice en chef du journal en ligne "Cheraq" en exil, dans lequel elle prenait position en faveur des homosexuels.

Ce journal avait déjà été suspendu le 11 septembre 2006, pour avoir publié une caricature jugée insultante pour le président Mahmoud Ahmadinejad, mais avait pu reprendre ses activités, le 13 mai 2007, après une longue procédure judiciaire.

Enfin, plus d'un an après l'assassinat d'Ayfer Serçe, une journaliste turque d'origine kurde, de l'agence de presse Euphrate, Reporters sans frontières dénonce l'impunité qui règne dans cette affaire. La journaliste avait été tuée par l'armée iranienne, entre le 20 et le 23 juillet 2006, à Keleres, dans la province de l'Azerbaïdjan (nord-ouest de l'Iran). Les circonstances exactes de sa mort restent troubles, les autorités iraniennes ayant refusé de s'expliquer et de remettre son corps à sa famille.

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