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Le guide suprême condamne publiquement les médias; une journaliste persécutée autorisée à quitter le pays

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières s'inquiète des nouvelles décisions du Guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Sayed Ali Khamenei, prises à l'encontre des médias, le 5 septembre 2007.

"Que reste-t-il de la liberté d'expression aujourd'hui en Iran? Les déclarations de l'ayatollah Khamenei viennent renforcer le climat de censure qui pèse sur les journalistes ne respectant pas la ligne officielle fixée par le gouvernement. La dernière fois que le Guide suprême s'en est pris aux médias, au printemps 2000, une vague de répression s'était alors abattue sur les journaux réformateurs", a déclaré l'organisation.

Le 5 septembre 2007, lors d'un discours devant les membres de l'Assemblée des experts, l'ayatollah Khamenei a violemment attaqué les médias iraniens, qu'il accuse de "malveillance" et de "collaboration avec des médias ennemis". L'ayatollah a également dénoncé l'attitude des titres qui ont salué l'élection, le 3 septembre, de l'ancien président Akbar Hashemi Rafsandjani à la tête de l'Assemblée des experts.

Ces déclarations interviennent moins d'une semaine après la publication d'un communiqué, signé par plus de 150 journalistes, protestant contre la dégradation de la situation de la liberté de la presse. Dans ce texte, ils dénoncent notamment la convocation des directeurs de journaux par le procureur de Téhéran, Saïd Mortazavi, pour leur interdire de publier des informations concernant le sort de trois étudiants détenus depuis trois mois pour avoir prétendument publié des articles "anti-islamiques". Les journalistes signataires ont par ailleurs menacé de poursuivre la publication de communiqués si la situation ne changeait pas.

La journaliste irano-américaine de Radio Farda, Parnaz Azima, a été convoquée, le 4 septembre, par des agents du ministère des Renseignements, qui l'ont informée qu'elle pouvait récupérer son passeport et qu'elle était autorisée à quitter le pays. La journaliste s'était vue confisquer son passeport à son arrivée en Iran en janvier 2007, alors qu'elle rendait visite à sa mère malade. Parnaz Azima est toujours poursuivie pour propagande antirévolutionnaire et action contre la sécurité de l'État, du fait de sa collaboration avec la radio indépendante basée à Prague.

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