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Les autorités renvoient le journaliste Emadoldin Baghi en prison après son traitement médical; une activiste des droits de l'homme reçoit des menaces de mort

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières déplore la décision de la justice iranienne de réincarcérer, le 15 avril 2008, Emadoldin Baghi, journaliste et militant des droits de l'homme, qui bénéficiait, depuis le 18 janvier, d'une libération provisoire pour raison médicale.

"Réincarcérer Emadoldin Baghi contre l'avis de ses médecins fait peser un risque très grave sur son état de santé. Nous appelons les autorités iraniennes à permettre au journaliste de poursuivre son traitement hors de la prison", a déclaré l'organisation.

Emadoldin Baghi a réintégré sa cellule à la prison d'Evin (Téhéran), le 15 avril, après 88 jours en liberté provisoire. Le 18 janvier, les autorités judiciaires lui avaient accordé, en vertu du code pénal iranien, une permission de sortie en raison de ses problèmes cardiaques. Le journaliste avait déjà été hospitalisé en décembre 2007. Selon son avocat, Me Saleh Nikbakht, interrogé par Reporters sans frontières, l'état de santé d'Emadoldin Baghi reste préoccupant.

Le 10 avril, le prix du journaliste étranger de l'année a été décerné à Emadoldin Baghi lors de la cérémonie des British Press Awards. En 2005, le journaliste avait déjà été distingué par le prix de droits de l'homme de la République française pour son action en faveur de l'abolition de la peine de mort.

Emadoldin Baghi a été emprisonné le 14 octobre 2007 pour purger une peine d'un an de prison à laquelle il avait été condamné, en novembre 2004, après avoir publié un livre mettant en cause les autorités iraniennes dans l'assassinat d'intellectuels et de journalistes en 1998.

Par ailleurs, Reporters sans frontières demande aux autorités iraniennes d'assurer la sécurité de Shirin Ebadi. L'avocate et lauréate du prix Nobel de la paix a retrouvé, le 3 avril, des lettres de menaces de mort devant son bureau. "Nous vous avons avertie à plusieurs reprises de tenir votre langue, mais malgré nos avertissements vous continuez à parler. Alors pour la dernière fois, révisez votre comportement ou nous nous vengerons", peut-on lire sur l'une des lettres. Shirin Ebadi a déclaré que les menaces contre sa famille "s'étaient amplifiées récemment".

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