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La condamnation d'un journaliste à onze ans de prison confirmée par la cour d'appel

(RSF/IFEX) - La cour d'appel de Téhéran a confirmé, le 23 octobre 2008, la condamnation du journaliste Mohammad Sadegh Kabovand à onze ans de prison pour avoir créé une association de défense des droits de l'homme au Kurdistan. Selon le droit en vigueur en Iran, les peines supérieures à dix ans ne peuvent être contestées devant la Cour suprême. Son avocate, Me Nasrin Sotoudeh, a fait part à Reporters sans frontières de son intention de porter l'affaire devant le chef du système judiciaire, l'ayatollah Hashemi Shahroudi, ultime recours légal pour le journaliste.

"Les accusations portées contre Mohammad Sadegh Kabovand sont sans fondement. Considérer la défense des droits de l'homme comme une atteinte à la sécurité nationale est une aberration et un prétexte malhabile pour faire taire un journaliste qui a longtemps dénoncé, dans ses écrits, le traitement discriminatoire réservé aux minorités dans le pays", a déclaré l'organisation.

"Les droits les plus élémentaires de ce journaliste ont été bafoués, à commencer par son droit à bénéficier de soins adéquats. Les autorités iraniennes sont responsables de l'état de santé des détenus. Mohammad Sadegh Kabovand a besoin d'être examiné de toute urgence en dehors des murs de la prison", a plaidé Reporters sans frontières.

Mohammad Sadegh Kabovand est incarcéré à la prison d'Evin (Téhéran) depuis juillet 2007. Le journaliste, qui souffre de douleurs à la prostate, n'a toujours pas bénéficié d'une permission de sortie pour soins. Son épouse, Parinaz Hassani, a informé Reporters sans frontières qu'elle n'avait plus été autorisée à lui rendre visite depuis le 24 septembre 2008.

La cour d'appel a confirmé la condamnation du journaliste pour "action contre la sécurité nationale". Les magistrats ont rejeté le deuxième chef d'inculpation -"publicité contre le régime"- sans pour autant réduire la peine à laquelle Mohammad Sadegh Kabovand avait été condamné, en juin 2008, en première instance.

Dans une autre affaire, une dizaine de journalistes qui s'apprêtaient à se rendre aux États-Unis pour couvrir l'élection présidentielle du 4 novembre prochain ont été interpellés, le 25 octobre 2008, à l'aéroport international de Téhéran. Leurs passeports ont été confisqués et les dix journalistes ont reçu une convocation pour se présenter au ministère des Renseignements.

Mise à jour du cas Kabovand: http://www.ifex.org/fr/content/view/full/94824

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