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Renforcement du contrôle sur Internet: les autorités censurent plusieurs sites d'information

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières condamne la vague de censure qui touche de nombreux sites d'informations iraniens et internationaux en langue persane depuis le 24 janvier 2009. Ces sites contiennent généralement des articles critiques vis-à-vis du gouvernement et du président Mahmoud Ahmadinejad, dont le mandat se termine le 12 juin prochain. Depuis le 26 janvier, des sites de médias internationaux sont également bloqués.

"Après s'en être pris directement aux défenseurs des droits de l'homme dans le pays, les autorités renforcent à présent leur contrôle sur le Web, rare espace de liberté pour les citoyens. Le filtrage de l'Internet n'est pas nouveau dans le pays mais notre organisation est inquiète devant l'ampleur de ce phénomène, qui touche les principales villes du pays. Nous demandons la fin des sanctions contre ces sites, qui sont des sources d'informations", a déclaré l'organisation.

Depuis le 26 janvier, le site en persan du média allemand Deutsche Welle ( http://tinyurl.com/armbhd ) est inaccessible, tout comme la version persane de Radio France Internationale ( http://tinyurl.com/dxjboy ) et le site en arabe de la chaîne Al-Arabiya ( http://www.alarabiya.net/persian ). D'après les tests effectués par Reporters sans frontières, les 26 et 27 janvier, le blocage touche les villes de Téhéran, Qom, Ahvaz, Karaj, Tabriz, Bousher, Meched et Chiraz (voir la carte sur http://www.rsf.org ).

Dans un entretien accordé à l'agence iranienne d'informations ILNA, le 26 janvier, Bahman Hedayati, directeur de Parsine ( http://www.parsine.com ), a dénoncé le blocage "illégal" de son site. Le même jour, le site littéraire Haftan( http://www.haftan.com ) a été bloqué par certains fournisseurs d'accès à Internet, sans aucune explication. Depuis 3 ans, ce site accueille les plus grandes références de la critique littéraire dans le pays. Il est très consulté par les jeunes.

Depuis le 24 janvier, plusieurs sites d'informations qui critiquent les politiques du gouvernement ou qui appartiennent aux adversaires potentiels de Mahmoud Ahmadinejad sont également rendus inaccessibles par les différents fournisseurs d'accès à Internet. Les sites Farda News ( http://www.fardanews.com ) et Parsine, tous deux proches de Mohammed Baqer Qalibaf, maire de Téhéran et futur adversaire de Mahmoud Ahmadinejad, ont été fermés.

Par ailleurs, les cyberféministes Parvin Ardalan, Jelveh Javaheri, Maryam Hosseinkhah et Nahid Keshavarz ont été une nouvelle fois convoquées par la 34e chambre de la cour d'appel de Téhéran, le 27 janvier. Leur avocate, Nassrin Sotoudeh, a déclaré que des articles défendant les droits des femmes n'étaient en rien "des informations contre le régime" et que leur publication ne constituait pas une "activité subversive". Elle demande l'abandon des charges à leur encontre.

Ces cyberféministes avaient déjà été condamnées, en septembre 2008, à six mois de prison pour "publication d'informations contre le régime". Les autorités leur reprochent de collaborer aux journaux en ligne "Zanestan" ("La cité des femmes" - http://www.herlandmag.net ) et "Tagir Bary Barbary" ("Changement pour l'égalité" - http://www.we-change.org ).

Pour des informations complémentaires sur le cas des cyberféministes, cliquez ici: http://www.ifex.org/fr/content/view/full/96802/

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