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La pigiste Roxana Saberi reconnue coupable d'espionnage

Roxana Saberi
Roxana Saberi

Seamus Burns

L'Iran a reconnu une journaliste irano-américaine coupable d'espionnage pour le compte des États-Unis et l'a condamnée à huit ans de prison, selon ce que rapportent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Reporters sans frontières (RSF) et l'Institut international de la presse (IIP).

Roxana Saberi, une pigiste de 31 ans, a été arrêtée fin janvier et d'abord accusée de travailler sans accréditation de presse. Ce mois-ci, toutefois, un juge iranien l'a inculpée d'espionnage pour les États-Unis, et elle était condamnée la semaine dernière au terme d'un procès à huis clos inhabituellement court d'une journée.

Son père, Reza Saberi, a déclaré au réseau National Public Radio (NPR) depuis Téhéran qu'il n'avait pas été admis dans la salle d'audience pour entendre le verdict.

« Le procès de Roxana Saberi était dénué de transparence et nous nous inquiétons de ce qu'elle pourrait n'avoir pas été traitée équitablement », a déclaré le CPJ. « Nous appelons les autorités iraniennes à la libérer sous caution en attendant l'audition de son appel. »

D'après les dépêches, c'était la première fois que l'Iran trouvait un journaliste des États-Unis coupable d'espionnage - un crime passible de la peine de mort.

Vivant en Iran depuis 2003, la journaliste née à Fargo, au Dakota du Nord, travaillait comme pigiste pour plusieurs entreprises de presse, dont NPR et la BBC.

Plus de 10 000 personnes à travers le monde ont signé une pétition du CPJ pour demander que Saberi soit jugée par l'application régulière de la loi et qu'elle soit libérée le plus rapidement possible. Le CPJ a présenté en mars la pétition à la Mission permanente de la République islamique d'Iran aux Nations Unies, à New York.

Cette semaine, le bureau du président iranien Mahmoud Ahmadinejad a fait parvenir au procureur public une lettre pour lui demander de s'assurer que Saberi et le blogueur irano-canadien emprisonné Hossein Derakhshan ont l'occasion d'exercer tous leurs droits légaux.

Le CPJ et RSF coordonnent actuellement une déclaration conjointe de membres de l'IFEX qui font campagne pour obtenir sa remise en liberté. Le Département d'État des États-Unis tente aussi de faire libérer Saberi, affirmant que l'Iran entrerait dans les bonnes grâces des États-Unis s'il « apportait une réponse positive » dans cette affaire.

L'Iran a déjà été observé très attentivement dans le passé à cause de son traitement des prisonniers politiques, surtout à la prison d'Evin, disent les membres de l'IFEX. Omidreza Mirsayafi, un blogueur qui purge une peine de trente mois de prison pour avoir insulté des personnalités religieuses, est mort à la prison en mars dans des circonstances mystérieuses. En 2003, une photojournaliste irano-canadienne, Zahra Kazemi, est morte après trois semaines de détention. Elle avait été arrêtée pour avoir pris des photos de l'extérieur de la prison.

En plus de Saberi, au moins cinq journalistes iraniens sont actuellement en prison en Iran, dit le CPJ.

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