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Arrestation de trois journalistes à Téhéran

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières dénonce l'arrestation de trois journalistes le 1er mai 2009 à Téhéran, en marge des manifestations du 1er mai. "Les autorités continuent de réprimer les journalistes. Sans mandat ni justification, ces arrestations sont illégales," a déclaré l'organisation.

Alireza Saghafi, directeur du magazine "Rah Ayandeh" ("La voie de l'avenir", en français), et le journaliste Kaveh Mozafari ont été arrêtés dans le centre de Téhéran le 1er mai au matin, une heure avant le début des manifestations prévues à l'occasion du 1er mai. La femme d'Alireza Saghafi, témoin de la scène, dénonce la violence de l'arrestation. Les deux hommes ont été transférés à la prison d'Evin, le 2 mai.

Alireza Saghafi est le directeur du magazine "Rah Ayandeh," qui a été suspendu en mai 2008. Il est également membre de l'association des écrivains iraniens. Kaveh Mozafari est quant à lui journaliste en ligne. Il collabore aux sites feministschool ( http://www.feministschool.com/ ) et Wechange ( http://www.4equality.info/ ), qui défendent les droits des femmes en Iran. Il avait fait l'objet de plusieurs convocations.

Le 1er mai vers minuit (heure locale), des agents du ministère des Renseignements ont perquisitionné, sans mandat, le domicile de Kaveh Mozafari en sa présence. Ils ont arrêté sa femme, la cyberféministe Jelveh Javaheri, qui collabore également au site feministschool. Elle avait déjà été arrêtée le 1er décembre 2007 pour avoir écrit des articles sur Internet. Elle avait été libérée après un mois de détention et versement d'une caution de 50 millions de tomans (environ 40 000 euros).

"Les arrestations de Kaveh Mozafari et Jelveh Javaheri et la perquisition de leur domicile sont illégales, du fait de l'absence de mandat et de l'heure à laquelle les agents du ministère se sont rendus au domicile du couple", a déclaré leur avocate Maître Nasrin Sotoudeh, qui a annoncé son intention de porter plainte contre les agents du ministère.

Le 3 mai, Jelveh Javaheri a été présentée devant le juge, qui a accepté sa libération contre le versement d'une caution de 100 millions de tomans (environ 80 000 euros). D'après son avocate, la journaliste a refusé de signer le document de caution, estimant n'avoir "commis aucun délit".

Maître Nasser Zarafshan, avocat d'Alireza Saghafi, estime quant à lui, que son client a été arrêté illégalement: "En tant que journaliste, il avait le droit d'être à proximité du lieu de départ de la manifestation. Manifester ne constitue pas un délit en Iran."

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There have been more than 900 violations of journalists’ rights and attacks on media carried out against Palestinia… https://t.co/y3W46suw0x