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L'hystérie répressive se poursuit: Trois nouveaux journalistes arrêtés

(RSF/IFEX) - La répression à l'encontre des journalistes et des cyberdissidents continue en Iran. Qu'ils soient iraniens ou étrangers, les professionnels des médias sont dans l'œil du cyclone Ahmadinejad. Ainsi, le correspondant irano-américain de l'hebdomadaire américain "Newsweek", Maziar Bahari, a été arrêté, le 21 juin, à son domicile de Téhéran.

"Les autorités s'emploient par tous les moyens à vider l'Iran des représentants de la presse étrangère, témoins gênants d'une répression sanglante. L'arrestation du correspondant de "Newsweek" est un signe très clair d'une volonté du régime d'intimider les journalistes, qu'ils soient iraniens ou étrangers, correspondants de journaux locaux ou internationaux. Après avoir diabolisé les médias étrangers, les autorités font passer les journalistes iraniens pour des espions à la solde de l'étranger, faisant rimer informer avec espionner", a déclaré l'organisation.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé, le 23 juin, les autorités iraniennes à respecter les droits civiques et politiques fondamentaux, notamment la liberté d'expression, et d'information, et le droit de se rassembler librement.

Les services de sécurité iraniens se sont présentés, vers 7 heures le 21 juin, au domicile de Maziar Bahari, 41 ans. Son ordinateur et ses enregistrements vidéo ont été saisis. Le 17 juin, les Gardiens de la Révolution l'avaient interrogé au sujet de l'un de ses vidéos qui relatait la mort d'un manifestant. D'après les informations recueillies par Reporters sans frontières, ses proches sont sans nouvelles de lui depuis. Dans un communiqué du 22 juin, la rédaction de "Newsweek" a fermement condamné cette arrestation, demandant sa libération immédiate.

Par ailleurs, Reporters sans frontières a appris l'arrestation, le 22 juin à minuit, de Mostafa Ghavnlo Ghajar, collaborateur de plusieurs journaux et spécialiste des "médias étrangers" de la station Radio Goftogo, à son domicile (voir son blog : http://www.ghajar.ir/). Le journaliste indépendant Fariborez Srosh aurait également été arrêté le 16 juin. Sa collaboration avec Radio Farda (Radio Free Europe) lui a déjà valu une incarcération dans le passé.

L'organisation est très préoccupée par les premiers témoignages de torture et de mauvais traitements à la prison d'Evin, où sont détenus la plupart des personnes arrêtées. D'après les informations à la disposition de Reporters sans frontières, les journalistes auraient été transférés à la section 209, section de sécurité de la prison, et y subiraient d'importantes pressions de la part des autorités pour faire des "aveux" filmés, au titre de leur "participation à une révolution de velours".

Onze jours après l'élection présidentielle, 26 journalistes sont à ce jour sous les verrous. Avec un total de 36 journalistes en prison, l'Iran est la première prison du monde pour les journalistes, devant la Chine et Cuba.

De quoi discutent les autres membres de l'IFEX

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