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Un reporter étranger libéré, plusieurs journalistes iraniens arrêtés et harcelés

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières exprime sa vive inquiétude au sujet de l'état de santé du journaliste emprisonné Saïd Hajarian, qui a été transféré à l'hôpital le 3 juillet 2009 au soir. Il serait dans le coma. Cet ancien directeur du journal "Sobh-e-Emrouz" a été arrêté dans la nuit du 15 au 16 juin à son domicile de Téhéran, alors même qu'il est handicapé. Sa femme, médecin de profession, et son médecin qui réside actuellement aux Etats-Unis, ont adressé une lettre ouverte aux autorités demandant sa libération: "Il ne doit pas rester en prison si on veut qu'il vive."

"Saïd Hajarian doit être soigné immédiatement par des médecins indépendants. Sa famille et son médecin traitant doivent être tenus informés. Par ailleurs, nous réitérons notre appel aux autorités iraniennes à laisser un émissaire des Nations unies accéder à la prison d'Evine, et notamment à la section 209, afin de savoir ce qu'il s'y passe", a déclaré l'organisation.

En parallèle, Reporters sans frontières a appris l'arrestation, le 4 juillet, du journaliste Masoud Bastani, alors qu'il tentait de rendre visite à son épouse, Mahasa Amrabadi, elle-même journaliste, à la prison d'Evine. Elle a été arrêtée le 14 juin alors qu'elle est enceinte.

Issa Saharkhiz, journaliste réformateur et ancien directeur du mensuel "Aftab" ("Soleil", suspendu en 2004), et du journal "Akhbar Eghtesad" (suspendu en 2005), a également été arrêté à son domicile le 4 juillet. Selon sa famille, qui est sans nouvelles de lui, il a été battu lors de son interpellation.

Reporters sans frontières se félicite de la libération, le 5 juillet, du journaliste gréco-britannique travaillant pour le "Washington Times", Iason Athanasiadis-Foden, après deux semaines de détention. Il avait été arrêté le 19 juin à l'aéroport de Téhéran, alors qu'il s'apprêtait à quitter le pays. Le 23 juin, le ministre iranien des Affaires étrangères, Hassan Qashqavi, avait officiellement annoncé l'arrestation du journaliste, expliquant qu'il avait été interpellé pour "des raisons contradictoires avec le journalisme et en relation avec les récentes émeutes de rue". Selon nos informations, il aurait été le seul journaliste ne possédant pas la nationalité iranienne à avoir été incarcéré, depuis la publication des résultats contestés de l'élection présidentielle.

En revanche, le journaliste irano-canadien, Maziar Bahari, correspondant de l'hebdomadaire américain "Newsweek", a été accusé, le 4 juillet, "d'action contre la sécurité nationale", d'après les informations recueillies auprès de son avocat. Arrêté le 21 juin, il n'a toujours pas pu s'entretenir avec son avocat. Le 30 juin, l'agence Fars News, proche du procureur de Téhéran Saïd Mortazavi, avait diffusé les aveux filmés du journaliste. Dans cette vidéo, l'ancien correspondant de la BBC s'accusait d'être un espion à la solde de l'étranger pour organiser une "révolution de velours".

Trente-cinq journalistes et blogueurs sont toujours détenus en Iran.

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