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Un autre blogueur arrêté

(RSF/IFEX) - Le 2 septembre 2009, l'agence Fars, proche des gardiens de la Révolution, a annoncé l'arrestation de plusieurs activistes "pour avoir incité à des actions contre la sécurité nationale, telles que la participation à des manifestations et insultes envers les responsables du régime via publications et réunions". Parmi les détenus figure le blogueur et médecin Ali Asguar Jamali. Un juge d'une cour de Qasvin (Nord) a déclaré que celui-ci avait été arrêté comme le chef du groupe des activistes, en tant que "médecin ayant des relations immorales avec ses patientes". Selon la justice, "de l'alcool et des preuves d'appartenance à des groupes contre-révolutionnaires ont également été trouvés dans son cabinet". Ces accusations infondées sont toujours celles invoquées contre les journalistes et blogueurs qui usent de leur liberté d'expression.

"Cette nouvelle arrestation d'un blogueur démontre que la répression continue, sans relâche. Les gardiens de la Révolution et leurs alliés au sein du système judiciaire ne cessent de lancer des accusations grotesques à l'encontre de journalistes, blogueurs et militants des droits de l'homme. Nous demandons la libération de Ali Asguar Jamali. Par ailleurs, nous demandons aux autorités de faire cesser les pressions qui obligent certaines personnalités de l'opposition, notamment le blogueur Mohammad Li Abtahi, à passer aux aveux ou à renier leurs engagements. Qui peut sérieusement croire que ce blogueur soit autorisé à poster des articles en ligne, si ce n'est sous une pression extrême", a déclaré Reporters sans frontières.

Le docteur Ali Asguar Jamali est un blogueur qui défend les droits des ouvriers et soigne gratuitement les malades des milieux défavorisés. Il tenait le blog "DR social-démocrate" ( http://pezeshk55833.blogfa.com/ ).

Mohammad Li Abtahi, surnommé le "Mollah blogueur", peut mettre à jour son blog ( http://www.webneveshteha.com ) depuis la prison où il est détenu. Ses articles font l'objet d'une publicité de la part de l'agence Fars car il s'agit d'aveux du blogueur de sa culpabilité. La blogosphère iranienne peut percevoir les "interrogateurs" derrière le clavier du "Mollah blogueur". Celui-ci, arrêté le 16 juin 2009, a été accusé de "faire partie des responsables des manifestations du mois de juin à Téhéran".

Par ailleurs, en début de la semaine dernière, le site officiel du parti du candidat protestataire Mehedi Karoubi ( http://www.etemademelli.ir/ ) a été bloqué et reste inaccessible en Iran. Le site faisait état de mauvais traitements et viols dans les prisons de la République islamique.

Reporters sans frontières rappelle que l'Iran est l'un des douze ennemis de l'Internet, qui se targue de bloquer l'accès à des centaines de milliers de sites. Vingt-six journalistes et cinq cyberdissidents y sont détenus. L'Iran est situé à la 166e place sur 173, dans le classement mondial de la liberté de la presse établi en 2008 par l'organisation.

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