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Un journaliste est libéré sous caution; la répression se poursuit

Le journaliste iranien Maziar Bahari a été libéré sous caution et autorisé à rentrer au Royaume-Uni cette semaine, après un séjour de quatre mois à la prison Evin de Téhéran.
Le journaliste iranien Maziar Bahari a été libéré sous caution et autorisé à rentrer au Royaume-Uni cette semaine, après un séjour de quatre mois à la prison Evin de Téhéran.

via RSF

Le journaliste Maziar Bahari a été remis en liberté sous caution le 17 octobre, après avoir passé 120 jours à la prison Evin de Téhéran, selon ce que rapportent Reporters sans frontières (RSF) et le groupe des Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE).

Journaliste ayant la double citoyenneté, canadienne et iranienne, Bahari est le correspondant de la revue « Newsweek » qui a été détenu depuis le début de la vague de répression des protestations qui ont suivi les élections présidentielles de juin. Lors d'un procès spectacle le 1er août, lecture d'un acte d'accusation a été faite par le procureur, qui a cité des aveux soutirés à Bahari par la force, rapporte RSF.

Immédiatement après sa libération, il s'est rendu dans sa famille à Téhéran pour attendre son procès, rapporte RSF. D'après les dépêches, des officiels iraniens ont permis à Bahari de rentrer au Royaume-Uni cette semaine, où il se trouve maintenant auprès de sa femme qui doit bientôt donner naissance à leur premier enfant.

Le CJFE se réjouit de la nouvelle de la libération de Bahari, mais souligne aussi que d'autres journalistes et des blogueurs restent en prison rien que pour avoir exercé leur droit à la libre expression.

Un autre journaliste ayant la double citoyenneté, canadienne et iranienne, le blogueur Hossein Derakhshan, est toujours détenu par les Gardiens de la Révolution depuis son arrestation le 1er novembre 2008, rapportent le CJFE et RSF.

« La remise en liberté de Bahari ne doit pas détourner notre attention du fait que 31 autres journalistes et blogueurs, dont Derakhshan, sont toujours incarcérés en Iran », dit RSF. « Le Canada et l'ensemble de la communauté internationale doivent redoubler d'efforts pour que les autorités iraniennes libèrent tous les journalistes emprisonnés. Le récent rapport de Ban Ki-Moon confirme que la situation des droits de la personne s'est considérablement détériorée. »

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