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Les manifestants sont attaqués férocement; les dissidents pourchassés

La censure de l’Internet n’a pas empêché des milliers d’Iraniens de protester cette semaine et d’appeler les autorités à cesser de torturer dans les prisons et à respecter la libre expression.
La censure de l’Internet n’a pas empêché des milliers d’Iraniens de protester cette semaine et d’appeler les autorités à cesser de torturer dans les prisons et à respecter la libre expression.

via EPA

Les autorités iraniennes ont assuré la semaine dernière le contrôle méticuleux et total des nouvelles et de l'information, en prévision de la Journée nationale des étudiants, le 7 décembre, rapporte Reporters sans frontières (RSF). Récemment, deux éminents journalistes ont été condamnés à de longues peines d'emprisonnement, selon ce que rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). D'autres journalistes sont convoqués pour interrogatoire ou tout simplement arrêtés.

L'accès à l'Internet est ralenti ou bloqué, ce qui rend impossible la navigation sur Internet et l'envoi de courriels; le système de messagerie SMS est bloqué et l'accréditation des journalistes étrangers a été suspendue pendant 72 heures, rapporte RSF. De plus, les sites web de l'opposition sont inaccessibles depuis plusieurs jours.

« C'est la première fois que sont adoptées des mesures de censure qui affectent toutes les formes de médias, aussi tôt, plusieurs jours avant les... manifestations, dans le but d'empêcher les tentatives de l'opposition pour rallier ses partisans par des moyens comme les réseaux de socialisation et les téléphones mobiles », dit RSF.

Des milliers d'étudiants se sont rassemblés dans les universités du pays le 7 décembre, et des affrontements sont survenus entre les protestataires et des dizaines de milliers de miliciens basij, indiquent les dépêches. Les Basij ont répondu en lâchant des quantités massives de gaz lacrymogènes, en utilisant des matraques électriques et des pistolets à décharge électrique afin de contrôler les foules.

En Iran, la Journée des étudiants commémore le meurtre de trois étudiants par la police du Shah d'Iran à l'Université de Téhéran le 7 décembre 1953, dans le sillage du coup d'État orchestré par les États-Unis et le Royaume-Uni, qui a renversé le premier ministre élu démocratiquement.

Les autorités iraniennes continuent d'éliminer impitoyablement toutes les voix critiques. Farhad Sharfai, un blogueur qui se porte à la défense des droits des femmes, a été arrêté le 2 décembre à Khoramabad. Tahereh Riahai, du quotidien « Jahan Eghtesad » (« Monde Économique ») a été arrêté le 1er décembre à Téhéran.

Les journalistes critiques Hengameh Shahidi et Saeed Laylaz ont été condamnés le 30 novembre à de longues peines de prison, rapporte le CPJ. Shahidi a été condamné à six ans et trois mois, Laylaz à neuf ans.

Partout à travers le monde des actes de protestation sont prévus le 12 décembre pour exprimer sa solidarité avec la lutte du peuple iranien en faveur des droits de la personne et pour attirer l'attention du monde sur la gravité de la situation en Iran, selon ce qu'indique ArtsUnited4Iran, une campagne parrainée par Human Rights Watch, ARTICLE 19, RSF et d'autres groupes de défense des droits.

Un réseau mondial d'activistes a organisé des événements artistiques et culturels qui se dérouleront le 12 décembre, rapporte ArtsUnited4Iran. Des conférences, des concerts, des expositions d'oeuvres d'art, des lectures de textes, des tables rondes et des projections de films sont prévus un peu partout dans le monde.

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