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Une lectrice de français libérée après s'être acquittée d'une forte amende alors que la répression s'abat toujours sur la presse

(RSF/IFEX) – le 16 mai 2010 - Reporters sans frontières a exprimé son soulagement après l'annonce, par l'Elysée, le 16 mai 2010, que Clothilde Reiss avait quitté l'Iran et était en route vers la France.

"Cette nouvelle ne saurait nous faire oublier que la répression continue de s'abattre sur la population iranienne et que de nombreux journalistes sont encore incarcérés en Iran alors que la pression s'accroît à l'approche de l'anniversaire de la réélection contestée de M. Ahmadinedjad, le 12 juin prochain", a déclaré l'organisation.

Les journalistes du pays sont convoqués par le ministère des Renseignements pour qu'ils s'engagent, par écrit, à ne pas couvrir les futurs rassemblements.

Par ailleurs, le 8 mai, la journaliste Henghameh Shahidi a été condamnée à six ans de prison ferme pour "propagande contre le régime", "participation à des rassemblements illégaux" et "action contre la sécurité nationale". La santé des journalistes incarcérés se dégrade et les journalistes Emadoldin Baghi, Badrolssadat Mofidi, Mahbobeh Karami, Said Matinepour et Hanghameh Shahidi ont besoin de recevoir des soins urgents, ce qui leur est refusé.

La situation de la liberté de la presse se dégrade depuis 2009 et le nombre des sites et journaux fermés avoisine désormais la quarantaine, alors que quelques 3000 journalistes ne trouvent plus à s'employer de peur de la répression. Enfin, plusieurs Netcitoyens sont emprisonnés actuellement pour avoir, à l'instar de Clothilde Reiss, transmis des photos et des informations relatives aux manifestations d'opposants.

Clothilde Reiss, lectrice de français à l'université d'Ispahan (centre) avait été arrêtée le 1er juillet 2009 alors qu'elle était sur le point de quitter l'Iran. Elle avait été accusée d'avoir "attenté à la sécurité nationale de l'Iran" pour avoir collecté des informations sur les manifestations d'opposants à M. Ahmadinedjad, les 15 et 17 juin 2009 à Ispahan.

Libérée sous caution le 16 août et assignée à résidence dans l'ambassade de France à Téhéran, Clothilde Reiss a été condamnée à une forte amende (285 000 euros) le 15 mai 2010, amende se substituant à deux condamnations à cinq ans de prison. La jeune femme n'a pas fait appel.

Clothilde Reiss est actuellement en route vers la France où elle devrait être reçue, ainsi que sa famille, par le président de la république, Nicolas Sarkozy, dans l'après-midi.

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