RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Un journaliste iranien emprisonné remporte le Prix mondial de la Liberté de la presse

Le lauréat du Prix mondial de la Liberté de la presse Ahmad Zeidabadi est assis dans une salle du tribunal de Téhéran, le 25 août 2009, où il subit un procès pour avoir attenté à la sécurité nationale
Le lauréat du Prix mondial de la Liberté de la presse Ahmad Zeidabadi est assis dans une salle du tribunal de Téhéran, le 25 août 2009, où il subit un procès pour avoir attenté à la sécurité nationale

Reuters

En 2009, le journaliste iranien bien connu Ahmad Zeidabadi faisait partie des dizaines de journalistes arrêtés après la réélection du Président Mahmoud Ahmadinejad et accusés de complot en vue de renverser le gouvernement par une « révolution en douceur ». Il a été condamné à six ans de prison, à cinq ans d'exil et il a été interdit à vie de pratiquer le journalisme. En 2011, il se voit décerner le Prix mondial UNESCO/Guillermo‑Cano de la Liberté de la presse.

Zeidabadi est l'ancien rédacteur en chef du journal « Azad » et ancien collaborateur au service en langue perse de la BBC - une épine particulièrement irritante au pied du régime iranien.

Zeidabadi a été retenu par un jury international indépendant de 12 professionnels des médias, qui ont rendu hommage à « son courage exceptionnel, à sa résistance et à son engagement envers la liberté d'expression », selon les termes de la présidente du jury, Diana Senghor.

« Au-delà de Zeidabadi, cette récompense honore les nombreux journalistes iraniens qui sont en prison à l'heure actuelle », a-t-elle ajouté. Au moins 26 autres journalistes sont toujours derrière les barreaux.

Ce n'est pas que la prison soit une nouveauté pour Zeidabadi. Selon l'UNESCO, il a été arrêté une première fois en 2000, avant d'être de nouveau incarcéré moins d'un an après sa remise en liberté. Mais les autorités n'ont pu le réduire au silence. En 2000, il a écrit de sa prison une lettre ouverte dans laquelle il protestait contre la façon dont les tribunaux traitent les journalistes emprisonnés. La lettre a été largement distribuée en dépit des tentatives du régime iranien pour la supprimer.

D'après les dépêches, l'épouse de Zeidabadi a déclaré que son mari subit de graves pressions en prison et n'a bénéficié d'aucune permission de sortie depuis son arrestation.

La directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, qui a appuyé la décision du jury, demande également sa libération. « Pendant toute sa carrière, Ahmad Zeidabadi a défendu avec courage et constance la liberté de la presse et la liberté d'expression.

« À la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse et pour reconnaître la préoccupation exprimée par le jury international au sujet de sa santé et de son bien-être, je demande aux autorités iraniennes de libérer monsieur Zeidabadi de la détention dans laquelle on le maintient. »

L'an dernier, Zeidabadi s'est vu attribuer la Plume d'Or de la Liberté par l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de nouvelles (AMJ-IFRA).

Le prix Guillermo-Cano, d'une valeur de 25 000 $US, porte le nom du journaliste colombien Guillermo Cano, assassiné devant son bureau en 1986.

ADDITIONAL INFORMATION
Alertes liées au même sujet sur ifex.org


Dernier Tweet :

#Canada: Media can't be an arm of the police, Vice lawyer tells Supreme Court hearing https://t.co/cIQjW5W1am @VICE… https://t.co/uVvmhvZn93