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Grande violence électorale ; un grand nombre de journalistes agressés

La violence et les agressions contre les journalistes le jour du scrutin menacent la libre expression.
La violence et les agressions contre les journalistes le jour du scrutin menacent la libre expression.

via Human Rights Watch

Tandis que les Irakiens vont aux urnes le 7 mars pour choisir 325 députés au Parlement, Human Rights Watch prie tous les groupes politiques de placer la liberté d'expression au centre de leur plate-forme afin de s'assurer que le prochain gouvernement respectera la liberté de la presse et les droits des minorités.

Par ailleurs, d'innombrables journalistes du Kurdistan irakien subissaient des attaques brutales à mesure qu'approchait la date du scrutin, à cause des rivalités politiques, selon Reporters sans frontières (RSF).

Lors de la deuxième élection générale depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, 25 personnes ont été tuées dans une série d'attentats à la bombe et d'attaques au mortier, disent les reportages. À Bagdad, « les haut-parleurs dans les mosquées ont exhorté les gens à se rendre en masse pour voter comme 'des flèches visant la poitrine de l'ennemi' », rapporte le « Guardian ».

L'élection constitue une occasion critique de centrer l'attention sur l'importance de la libre expression dans l'édification de la démocratie. Mais les journalistes sont visés par des tentatives d'assassinat et des enlèvements - 20 travailleurs des médias ont été tués au cours des deux dernières années - et subissent le harcèlement et des poursuites judiciaires de la part du gouvernement. « Les autorités refusent l'accréditation aux journalistes critiques, et se servent des lois du pays sur la diffamation, dont les dispositions sont imprécises, pour poursuivre des commentateurs qui critiquent leur performance au gouvernement », dit Human Rights Watch.

Lors des élections provinciales de 2009, les journalistes ont été harcelés, arrêtés, détenus et tabassés, et empêchés d'entrer dans les bureaux de vote. Cette année, la Commission irakienne des Communications et des médias a émis de nouvelles règles en prévision des élections de mars pour interdire aux radiodiffuseurs d'« inciter à la violence ou au sectarisme » sans indications claires de ce que cela implique. Le caractère vague de la réglementation a permis aux autorités de se livrer à une censure arbitraire; les organisations de presse courent le risque d'être suspendues, mises à l'amende et de se faire confisquer leur équipement.

Les femmes, les minorités et les hommes soupçonnés d'homosexualité sont également vulnérables et subissent des attaques, rien que parce qu'elles et ils tentent de s'exprimer librement. Les groupes d'insurgés visent les femmes en politique, dans la fonction publique, les femmes journalistes et qui défendent les droits des femmes, et agressent aussi les femmes sur la rue lorsqu'ils leur trouvent un comportement ou un habillement « immoral » ou « non islamique ».

Au Kurdistan irakien, les médias indépendants protestent contre les violations de la libre expression par les forces de sécurité, rapporte RSF. Une répression sauvage est en cours contre les médias indépendants pour leur faire cesser de couvrir les affaires de corruption et les tractations politiques. « Vous avez des canons, nous avons une plume », tel était le message que le journal indépendant « Hawlati » (Citoyen) proclamait en une le 24 février, en signe de défi. Anouar Bazgr, chef d'un comité de défense de la liberté de la presse mis sur pied par le Syndicat des journalistes du Kurdistan, a invité les partis politiques à respecter une loi, adoptée par le parlement du Kurdistan, qui protège les journalistes.

Aussi au Kurdistan irakien, trois journalistes ont été attaqués le 4 mars par des individus armés lorsqu'ils se sont mis à prendre des photos de militants menaçant des gens dans la rue. Deux autres journalistes ont été tabassés par la police tandis qu'ils filmaient une fraude électorale en train de se dérouler ce même jour. La violence s'est poursuivie le jour du scrutin. Des journalistes indépendants ont été empêchés d'entrer dans des bureaux de scrutin, de prendre des photos des lieux; ils ont été tabassés, leurs appareils ont été confisqués, ils ont été détenus. Beaucoup de journalistes ont été agressés par les forces de sécurité, dit RSF.

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