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Sept employés d'une station de radio assignés à résidence, du matériel saisi par la police

(RSF/IFEX) - La police israélienne a fermé, le 7 avril 2008, les locaux à Jérusalem de la radio RAM FM et saisi son émetteur qui perturberait, selon elle, "les communications entre les avions et la tour de contrôle de l'aéroport Ben Gourion". Sept employés de la station de radio, dont trois journalistes, ont été assignés à résidence après avoir passé une nuit en garde à vue.

"Les procédés utilisés pour fermer la station de radio sont disproportionnés. Les employés de RAM FM ont passé une nuit en prison et sont toujours assignés à résidence simplement parce que la radio aurait constitué une source de perturbation pour le trafic aérien. Les autorités auraient pu régler ce problème sans en passer par là", a déclaré Reporters sans frontières.

Le 7 avril, des policiers israéliens ont procédé à la fermeture de RAM FM à Jérusalem. Trois journalistes, deux disc-jockeys, un technicien et le gérant du bureau, de nationalités israélienne, palestinienne et sud-africaine, ont été placés en garde à vue. Ils ont été libérés le lendemain, après avoir payé des cautions allant de 10 000 à 25 000 shekels (environ 1 770 à 4 400 euros).

Aucune charge n'a été retenue contre les sept employés. Ils ont été assignés à résidence pour une durée de sept jours en attendant la fin de l'enquête. RAM FM continue de diffuser ses programmes depuis son siège à Ramallah, en Cisjordanie. Selon l'avocat de la radio, Asher Rabinowitz, les accusations de la police sont "sans fondement". "RAM FM a obtenu l'autorisation d'émettre des autorités palestiniennes, avec l'accord d'Israël. La radio devait normalement obtenir sa licence définitive le 8 avril, soit au lendemain du raid policier", a déclaré Me Rabinowitz à Reporters sans frontières.

RAM FM a été créée en 2007 à l'initiative d'un homme d'affaires sud-africain avec pour objectif de favoriser le dialogue entre Israéliens et Palestiniens. Une expérience identique avait été menée en Afrique du Sud pour favoriser la réconciliation nationale après la fin du régime d'apartheid.

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