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Deux journalistes d'Al-Jazeera détenus par les autorités

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières dénonce l'arrestation et le maintien en détention de deux journalistes de la chaîne qatarie Al-Jazeera par les autorités israéliennes depuis le 30 juin 2009. Les deux reporters étaient à bord du bateau "Spirit of Humanity", pour couvrir l'opération organisée par Free Gaza, lorsque le navire a été arraisonné par la marine israélienne. Cette opération avait pour but d'entrer dans la bande de Gaza afin d'y apporter de l'assistance.

"Othman Abufalah et Mansour Al-Abi étaient à bord de 'Spirit of Humanity' pour des raisons professionnelles et non pour des motifs militants. Ils doivent être libérés immédiatement", a déclaré l'organisation.

Le 30 juin à 15h (heure locale), alors que le bateau s'approchait des eaux territoriales de Gaza, il a été arraisonné par l'armée israélienne, et détourné vers le port israélien d'Ashdod (au nord de la bande de Gaza). L'ensemble de l'équipage, y compris les deux journalistes d'Al-Jazeera, Othman Abufalah et Mansour Al-Abi, a été débarqué et transféré dans un centre de détention près de l'aéroport international Ben Gourion. "Nous espérons leur expulsion pour les jours à venir, une fois que la garantie nous sera donnée que tout ce qui était à bord du navire nous sera rendu", a expliqué une militante de Free Gaza à Reporters sans frontières.

Le bateau "Spirit of Humanity" avait quitté Chypre le 29 juin, avec à son bord 21 militants pour les droits de l'homme, représentant 11 pays. Parmi eux, Mairead Maguire, colauréate du prix Nobel de la Paix 1977 pour son travail en Irlande du Nord, et la congressiste américaine, Cynthia McKinney. Le bateau transportait 3 tonnes d'aide médicale, de jouets pour enfants et un colis de matériel de réhabilitation et de reconstruction pour 20 maisons.

"Cette aide avait pour but de contourner le blocus imposé par Israël sur Gaza depuis juin 2007, et d'aider symboliquement à la reconstruction de la bande de Gaza suite aux 22 jours de l'opération militaire israélienne sur ce territoire", a expliqué une militante de Free Gaza à Reporters sans frontières.

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