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La concentration de la propriété des médias entre les mains de Berlusconi « source d'inquiétude », dit la mission de l'IIP

La délégation de l’IIP s’entretient le 10 novembre avec des représentants de la Fédération des éditeurs italiens
La délégation de l’IIP s’entretient le 10 novembre avec des représentants de la Fédération des éditeurs italiens

IPI

La propriété, entre les mains du premier ministre Silvio Berlusconi, de la plus puissante société privée de radiodiffusion d'Italie - et sa disposition affichée à s'en servir pour influencer le radiodiffuseur public du pays - portent de durs coups à la diversité des nouvelles à la télévision italienne, a conclu l'Institut international de la presse (IIP) lors d'une récente mission d'étude sur la liberté de la presse dans le pays.

Si on tient compte du fait que la télévision constitue la première et principale source d'informations pour la plupart des Italiens, « la politisation du radiodiffuseur public RAI et l'absence d'une législation efficace en matière de conflit d'intérêts sont “troublants” », dit l'IIP.

La RAI a toujours été quelque peu influencée par les dirigeants politiques, fait remarquer l'IIP - ses trois chaînes de télévision sont traditionnellement divisées parmi les trois partis politiques les plus puissants, et son conseil d'administration est élu par le Parlement selon des critères proportionnels.

Mais le gouvernement de Berlusconi porte les choses à un tout autre niveau. Le conseil d'administration désigne par exemple tous les rédacteurs et rédacteurs adjoints, qui sont « informellement » choisis en fonction de leur affiliation politique supposée. Et Berlusconi lui-même a forcé trois émissions à quitter les ondes, émissions qui n'ont réintégré les ondes qu'après une ordonnance des tribunaux, de conclure l'IIP.

Le 12 novembre, l'IIP a complété une mission d'une semaine en Italie, pendant laquelle il a rencontré des intervenants des médias, des politiciens et des représentants gouvernementaux. L'IIP a conclu qu'alors que les médias en Italie sont marqués par un fort degré de liberté, il existe des aspects gravement préoccupants, comme les difficultés auxquelles les journalistes italiens font face dans la couverture du crime organisé, surtout dans les régions méridionales, où l'influence de la mafia est généralisée et diffuse.

L'IIP s'est dit soulagé devant l'apparent enlisement du soi-disant « projet de loi sur l'écoute électronique » - que le gouvernement avait présenté comme une mesure visant à protéger la vie privée dans un pays marqué par un nombre de cas d'espionnage électronique supérieur à la moyenne, et des médias qui se délectent à dévoiler les résultats d'écoute électronique à chaque étape des enquêtes.

Certaines parties du projet de loi, celles notamment concernant les restrictions aux reportages légitimes sur des enquêtes et les amendes potentielles pour les éditeurs pouvant aller jusqu'à presque un demi-million d'euros, avaient suscité de vives préoccupations au sujet de la liberté de la presse, surtout à la suite d'une série de scandales politiques et de corruption en Italie.

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