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Le rédacteur en chef de "El-Ekhbariya" libéré sous caution mais risque jusqu'à trois ans de prison

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières demande l'abandon des poursuites engagées devant la Cour de sûreté de l'Etat contre Fayez Al-Ajrashi. Le 2 novembre 2008, le rédacteur en chef de l'hebdomadaire privé "El-Ekhbariya" a quitté la prison d'Al-Juweida (15 km au sud d'Amman), après avoir versé une caution de 3000 dinars (environ 3300 euros), mais reste inculpé d'"exacerbation des tensions religieuses et raciales", "incitation à la discorde nationale" et "diffamation".

"Nous accueillons avec soulagement la libération de Fayez Al-Ajrashi, mais ce journaliste n'en reste pas moins menacé par un procès qui prend des allures de règlement de comptes. Porter une affaire de diffamation devant la Cour de sûreté de l'Etat, une juridiction logiquement chargée de juger des affaires de haute trahison ou de terrorisme, est un abus de pouvoir et un déni de justice", a déclaré l'organisation.

Fayez Al-Ajrashi avait été interpellé le 28 octobre dernier et inculpé par le procureur général auprès de la Cour de sûreté de l'Etat en vertu de l'article 150 du code pénal. Il risque jusqu'à trois ans de prison. Il devra également répondre devant le tribunal de première instance d'Amman d'une plainte pour "diffamation" déposée par le gouverneur de la capitale. L'acte d'accusation a été lu lors de la première audience du procès, qui s'est tenue le 3 novembre 2008.

Contacté par Reporters sans frontières, Fayez Al-Ajrashi a indiqué que les deux plaintes étaient liées à une série d'articles, publiés au cours des trois derniers mois, dans lesquels il avait critiqué le bilan du gouverneur Saad Wadi Al-Mounassir et révélé des actes de corruption au sein de sa circonscription.

Dans une affaire similaire, un ancien député jordanien a été condamné, en octobre 2007, à une peine de deux ans de prison pour "atteinte au prestige et à la réputation de l'Etat", après avoir dénoncé, sur son site Internet, la corruption qui sévit dans différentes sphères du pouvoir. Ahmad Oweidi Abbadi avait été jugé par la Cour de sûreté de l'Etat.

Mise à jour du cas Al-Ajrashi (anglais seulement): http://www.ifex.org/en/content/view/full/98046

Pour des informations complémentaires sur les cas Abbadi, cliquer ici:
http://www.ifex.org/fr/content/view/full/86911

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