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Les bureaux de deux chaînes satellitaires iraniennes fermés

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières condamne la décision des autorités jordaniennes de fermer, le 30 juin 2009, les bureaux de deux chaînes satellitaires iraniennes à Amman. Al-Alam et Press TV sont des médias financés par la République islamique d'Iran: Al-Alam diffuse des programmes en arabe, alors que Press TV émet en anglais.

Dans une lettre adressée, le 6 juin 2009, au ministre d'Etat des Médias et de la Communication, Nabil Al-Sharif, Reporters sans frontières a demandé de veiller à l'égalité de traitement entre les chaînes satellitaires, malgré les tensions politiques qui existent entre l'Iran et la Jordanie. L'organisation a appelé le ministre à réviser sa décision, et à accorder les licences et les accréditations nécessaires.

"Les médias doivent pouvoir travailler librement, même si leur ligne éditoriale ou l'origine de leur financement sont clairement liées à un pays étranger", a déclaré l'organisation.

Le gouvernement jordanien justifie cette fermeture par l'absence d'accréditation et de licence des deux chaînes, autorisations nécessaires aux médias pour travailler en Jordanie. Or, un journaliste de la chaîne Al-Alam a confié à Reporters sans frontières qu'au cours des sept derniers mois, sa chaîne avait introduit, en vain, plusieurs demandes de renouvellement de son accréditation auprès des services du ministre des Médias et de la Communication Nabil Al-Sharif. Par ailleurs, depuis quelques années, Press TV voyait son accréditation renouvelée automatiquement. Or, en 2009, cette procédure n'a pas abouti. Suite à une décision gouvernementale, la chaîne a dû cesser ses activités.

Sous motif d'avoir photographié l'intérieur du Conseil royal de Jordanie, la chaîne Al-Alam a été accusée de "travailler sans autorisation". Lors de conversations téléphoniques avec plusieurs journalistes, le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de fermer tous les médias ne possédant pas de licence. "Concrètement, seuls les journalistes de médias financés par l'Iran ne peuvent pas travailler. Tout le monde le sait, mais nous ne pouvons pas le prouver", a déclaré l'un des intéressés à Reporters sans frontières.

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