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Un directeur de station radio tué lors de l'explosion d'une mine, une investigation est ouverte pour déterminer s'il a été ciblé

(CPJ/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse du CPJ daté du 9 janvier 2008:

Le CPJ pleure la mort d'un directeur de radio nigérien

New York, le 9 janvier 2008 - Le CPJ pleure la mort prématurée du directeur de la première chaîne de radio indépendante du Niger, Radio R & M (Radio et Music) basée à la capitale nigérienne, Niamey. Abdou Mahamane a été tué par une mine mardi à la périphérie de la ville.

M. Mahamane, plus connu sous le nom de "Jeannot", a sauté sur une mine alors qu'il conduisait son véhicule, une Toyota, pour rentrer chez lui en passant par Yantala, une banlieue située à l'ouest de Niamey.

M. Mahamane, qui était aussi le vice-président de l'Association nationale de la presse nigérienne, Maison de la Presse, est décédé dans un hôpital de la localité aux environs de minuit, selon les médias. Une femme qui se trouvait à bord du véhicule a eu de petites lésions causées par l'explosion, soulignent les médias.

"Nous sommes très attristés par la perte de Abdou Mahamane, un pionnier dans le développement de la presse indépendante au Niger, et présentons nos sincères condoléances à sa famille", a déclaré le directeur exécutif du CPJ, Joël Simon.

M. Mahamane, qui était âgé de 50 ans, a permis le lancement de Radio R & M en 1992, et était aussi un des dirigeants de l'Association des promoteurs de radios privées du Niger.

Personne n'a revendiqué l'explosion et on ne sait pas si ce journaliste a été délibérément ciblé, cependant les autorités nigériennes disent qu'elles ont ouvert une enquête sur cet incident.

Yantala est une zone résidentielle pour beaucoup d'officiers supérieurs de l'armée nigérienne, a dit un journaliste local au CPJ. L'explosion s'est produite prés d'une centrale électrique qui approvisionne Niamey. Cependant, c'est la première explosion de mine terrestre prés de la capitale de mémoire d'homme, bien que les principales villes à travers le pays aient été frappées par de telles explosions depuis l'éclatement d'un conflit en février 2007; le gouvernement nigérien étant opposé à un groupe rebelle appelé Mouvement des nigériens pour la justice (MNJ).

Il est interdit aux journalistes de visiter la région nord du Niger, où sont basés les rebelles. Ainsi, deux journalistes français ont été arrêtés l'année dernière pour n'avoir pas respecté cette interdiction et ont été accusés d'être de connivence avec les rebelles; ils sont toujours en prison en dehors de la capitale. Par ailleurs, deux journalistes nigériens, Moussa Kaka, un correspondant de la chaîne française, Radio France Internationale, et Ibrahim Manzo Diallo, l'éditeur de Aïr Info, un journal basé à Agadez, sont aussi en détention sous des accusations similaires.

Le CPJ est une organisation indépendante, à but non lucratif basée à New York qui oeuvre à préserver la liberté de presse partout dans le monde. Pour de plus amples informations, veuillez visiter http://www.cpj.org

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