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Un caméraman de la chaîne Al-Forat tué dans un attentat, une journaliste et leur assistant blessés; deux équipes de télévision malmenés par des policiers

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières est attristée par la mort d'Alaa Abdulkarim Al-Fartoussi, cameraman de la chaîne de télévision Al-Forat, dans un attentat survenu le 28 janvier 2008 sur la route qui relie Bagdad à Samarra. La journaliste Fatima Al-Hassina et leur assistant ont été blessés dans l'attaque. Par ailleurs, deux équipes de la télévision Dajla ont été malmenées par les forces de l'ordre dans la province de Diyala (au nord-est de la capitale).

"Il n'est pas encore établi si la voiture empruntée par les trois journalistes a été délibérément visée. Alors même qu'ils s'entourent de précautions importantes, les professionnels des médias en Irak risquent leur vie chaque fois qu'ils se rendent sur le terrain. Si, à Bagdad, l'augmentation du nombre de soldats américains et de policiers irakiens a permis de baisser la fréquence des attentats, il n'en est pas de même dans le reste du territoire. Nous condamnons avec la plus grande fermeté les violences perpétrées par les groupes armés contre les civils", a déclaré Reporters sans frontières.

Le 28 janvier 2008, le véhicule transportant une équipe de journalistes de la chaîne de télévision satellitaire Al-Forat a sauté sur une bombe enfouie sous la chaussée, près de la ville d'Al-Balad (75 km au nord de la capitale). Le cameraman Alaa Abdulkarim Al-Fartoussi, 29 ans, a été tué sur le coup. Ses deux collègues, Fatima Al-Hassina et Haidar Kadhem, ont été blessés.

Les deux journalistes d'Al-Forat, organe officiel du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), se rendaient à Samarra à l'occasion du deuxième anniversaire de l'attentat qui avait détruit, en février 2006, le mausolée chiite de l'imam Al-Hadi. Depuis deux ans, la ville a connu de nombreux affrontements entre les communautés chiites et sunnites.

Selon l'Observatoire de la liberté de la presse en Irak, organisation partenaire de Reporters sans frontières, la route qui relie Bagdad à Samarra est l'une des plus dangereuses du pays. C'est notamment là que la journaliste Atwar Bahjat, de la chaîne de télévision Al-Arabiya, et son équipe avaient été enlevés et assassinés en 2006 (consulter l'alerte de l'IFEX du 23 février 2006).

Au moins 208 professionnels des médias ont été assassinés en Irak depuis le début du conflit en mars 2003.

Dans une autre affaire, le journaliste Khaled Saleh et son cameraman Laith Hamid, de la chaîne de télévision satellitaire Dajla (basée en Egypte), ont été agressés, le 29 janvier 2008, à Baakouba (60 km au nord-est de Bagdad). Les deux hommes couvraient une conférence sur la réconciliation nationale dans les locaux de la préfecture. Ils ont été pris à partie par un haut gradé de la police qui ne souhaitait pas leur présence.

D'après l'Observatoire de la liberté de la presse en Irak, deux autres correspondants de la chaîne ont été malmenés par des policiers dans la ville de Baladrouz, à 30 km de Baakouba. Le cameraman Adnan Khader et la journaliste Sawssan Al-Doulaimi ont été frappés et brièvement placés en détention pour avoir filmé des policiers qui cherchaient à se procurer de l'essence à une station de rationnement, sans respecter la file d'attente.

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