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Un journaliste est tabassé; l'État surveille la blogosphère

Un journaliste koweitien connu pour ses reportages et sa lutte contre la corruption a été agressé le 4 octobre et laissé couvert de contusions et de sang, rapporte ARTICLE 19. On amoindrit également la liberté d'expression par la surveillance des blogues et des sites web par le ministère des Transports du Koweït, indique le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arab Network for Human Rights Information, ANHRI).

Tandis qu'il assistait à une conférence sur la transparence, Zayed Al Zaïd a été agressé au moment où il sortait pour répondre à un appel téléphonique, rapporte ARTICLE 19. Al Zaïd est l'éditeur du site web de nouvelles « Al-Aan » (Maintenant). Des photos d'Al Zaïd couvert de sang et de bandages ont été affichées sur le site avec la mention « Quoi que vous fassiez, vous ne nous empêcherez pas de dire la vérité. Nous allons continuer à dévoiler la corruption où qu'elle se cache. »

Officiels, parlementaires et journalistes ont condamné l'agression; « Al Arabiyya » rapporte que le premier ministre du Koweït a promis une enquête complète sur cet incident, dit ARTICLE 19.

En dépit de cette promesse, la libre expression n'est toujours pas pleinement respectée au Koweït. D'après l'ANHRI, le ministre des Transports a fait des déclarations dans les médias, dans lesquelles il affirme que l'examen minutieux des blogues ne constitue pas de l'espionnage mais plutôt un effort « pour conserver la société intacte et sûre ». Selon les blogueurs, le ministre sape la démocratie. C'est un moyen flagrant de censurer les blogueurs et cela viole la constitution, rapporte l'ANHRI.

La loi du Koweït dispose que « la liberté de correspondance par la poste, le télégraphe et le téléphone est protégée et la confidentialité est garantie. La correspondance ne doit être ni contrôlée ni divulguée, sauf dans les cas prévus par la loi et conformément à la démarche prévue dans la loi », rapporte l'ANHRI.

Les blogueurs koweitiens attribuent les tactiques du ministre aux débats entourant les véritables enjeux de société qui se déroulent dans la blogosphère. Lors des dernières élections parlementaires, certaines entreprises de service Internet ont surveillé des blogues à la suite de réglementations et des pouvoirs qui leur ont été accordés par le gouvernement, explique l'ANHRI.

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