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Un journaliste populaire est condamné à un an de prison

Le journaliste koweïtien Mohammed Abdulqader al-Jassem
Le journaliste koweïtien Mohammed Abdulqader al-Jassem

Un journaliste et blogueur koweïtien vient d'être frappé d'une peine d'un an de prison pour diffamation - ce n'est que l'un des 18 chefs d'accusation que le gouvernement a portés contre lui au cours de la dernière année, selon ce que rapportent le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Human Rights Watch et Reporters sans frontières (RSF).

Mohammed Abdulqader al-Jassem a été reconnu coupable et incarcéré le 22 novembre à cause d'un article publié l'an dernier sur son blogue, « Al-Mizan », dans lequel il critiquait le premier ministre du Koweït, Sheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, lui reprochant d'avoir permis au renseignement iranien de s'ingérer dans les affaires du Koweït.

Al-Jassem savait que son travail était susceptible de lui valoir des représailles. « Je connais les périls de cet article », a-t-il écrit sur son blogue. « Je sais que Sheikh Nasser continuera à faire ce qu'il peut contre moi. Mais je ne m'en fais pas; l'intérêt et la dignité de mon pays m'importent plus que ma propre vie. »

Al-Jassem a été arrêté la dernière fois en mai et détenu pendant plusieurs semaines pour avoir « attaqué l'unité nationale » et avoir diffamé le premier ministre dans son blogue. Il a été libéré sous caution le 28 juin.

D'après le CPJ, son avocat affirme que les 18 causes portent sur des délits qui vont de la diffamation à « l'instigation à renverser le régime ». Le premier ministre a porté plainte pour quatre d'entre elles; al-Jassem a été acquitté dans deux de ces quatre affaires.

L'avocat d'Al-Jassem affirme qu'on a mis sur pied au sein du ministère de la Justice une « section spéciale » dont le mandat est de s'occuper exclusivement des affaires d'al-Jassem, rapporte le CPJ.

Quelques heures avant son arrestation, sa fille, Sumayah Al-Jassem, qui faisait activement campagne pour son père, a déclaré « mon père est à la maison, il s'attend d'être arrêté à tout moment. Il est clairement la cible d'une campagne orchestrée par le premier ministre, qui ne supporte pas la moindre critique. Mon père est le symbole de ce que le gouvernement peut faire subir aux gens lorsqu'ils osent dire ce qu'ils pensent, lorsqu'ils osent se tenir debout. Une telle persécution porte un dur coup à l'image de marque du Koweït. »

Le Koweït a perdu 27 places dans le classement par RSF de la liberté de la presse en 2010, en raison surtout du mauvais traitement de al-Jassem, dit RSF.

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