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Le parlement envisage la peine de mort pour ceux qui insultent Dieu et le Prophète

Le parlement du Koweït a voté un amendement à une loi qui pourrait faire du blasphème un délit passible de la peine de mort
Le parlement du Koweït a voté un amendement à une loi qui pourrait faire du blasphème un délit passible de la peine de mort

REUTERS/Stephanie McGehee

Le parlement du Koweït a voté à titre provisoire un amendement à une loi qui pourrait faire de l'insulte à Dieu et au prophète Mahomet un crime passible de la peine de mort, selon ce que rapporte le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI).

Selon les dépêches, la modification, approuvée le 12 avril, a reçu l'appui de 46 députés contre quatre et un certains nombre d'abstentions. Parmi les députés en faveur se trouvaient les 15 membres du cabinet.

Les amendements clés n'entreront en vigueur qu'après un deuxième vote la semaine prochaine, suivi de l'approbation du gouvernement.

Les députés ont proposé de lourdes peines pour les crimes religieux après que les autorités eurent arrêté le mois dernier un tweeter chiite, Hamad al-Naqi, parce qu'il aurait utilisé Twitter pour avoir maudit le prophète Mahomet, sa femme et certains de ses compagnons.

Al-Naqi est en détention préalable à l'instruction. Il a déclaré à la police que son compte avait été piraté et qu'il n'avait pas affiché les propos incriminés. D'après l'ANHRI, le tribunal à décidé récemment que la charge devrait être élevée pour passer de simple délit à crime grave.

L'ANHRI fait remarquer que de nombreux autres Koweïtiens sont passibles des tribunaux pour blasphème, et pourraient être exécutés si la loi était ratifiée. Parmi eux se trouve Mohammed al-Mollifi, un écrivain qui, début avril, a été condamné à sept ans de prison et à une amende de 18 000 $US pour avoir publié sur Twitter des insultes contre le chiisme - la religion ou la doctrine des chiites.

Selon l'ANHRI, « cette loi fait faire à la liberté d'opinion et d'expression des centaines de pas en arrière au Koweït », et il prévient que les autorités pourraient l'utiliser pour se débarrasser littéralement de l'opposition.

Le blasphème est illégal au Koweït aux termes de la Loi de 1961 sur les publications, qui prévoit à l'heure actuelle une peine de prison dont la longueur dépend de la gravité des propos et de l'effet perçu que ceux-ci auraient sur la société, indiquent les dépêches.

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